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    Si mes poèmes parfois donnent de la joie
    En ces quelques moments pour vous en ces lectures
    Ce petit espace de temps jamais longtemps ne dure
    Une fois lu, tout s'efface et plus rien de moi.

    Si on me considère comme bête ou être doué
    Je ne trouve moi-même aucun vocable pour me nommer ici
    On me dit poétique génie ou piètre et si mauvais
    Qu'un grain de poussière mais je suis comme vous tout petit


    Ce que j'écris pour un moment on l'aime, on le déteste
    Je n'ai pas souvent entendu un sincère "je t'aime" qui s'élève
    Je poétise pour un semblant de bonheur atteindre même le plus modeste.
    Triste âme, je reste las d'un amour tel que j'en rêve.

     

    Si je pouvais me faire aimer de cette ardeur bienfaisante
    Que pour toujours je puisse enfin être dans un conte de fées
    Si je pouvais rencontrer cet amour puissant parmi les aimés
    Je pourrai mourir heureux, apaisé de cette passion nourrissante

     

     

     

     


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    Beaucoup de célébrités aiment à foison et vivent de leur public
    Des plus connues aux nouvelles en mal de reconnaissance
    Jamais elles ne se dérobent, jamais elles ne s'en fichent
    Elles offrent des hauts et débats dans ces médias qui les affichent
    Pour l'admiration d'ébahis, d'ahuris adorateurs bien en peine des sens
    De comédies en tragédies leurs natures sont des scenarii épiques

    Gourmands, les fans se délectent tant bien que mal de leurs collations
    Ils dévorent chaque plat servi dans un absolu flot d'anecdotes
    Ils croquent les faits et gestes de leurs vedettes chéries
    Dans l'ordinaire banal ils vibrent enfin des géniales facéties
    Des créatures qu'ils goûtent par procuration sans cesser d'épicer la note
    Chacun de nous n'a-t-il pas aussi besoin de ces quelques illustres rations ?

     

     

     

     


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    Alarme, tambour, bataille ou tonnerre
    Quels sont ces bruits qui prés de nous résonnent
    On n'entend plus que ces timbres qui claironnent
    Tout s'affole vers nous, tout craque les nerfs
    Nulle légère note de musique symphonique
    Un dissonant signal qui s'intensifie et panique

    Alarme, tambour, bataille ou tonnerre
    Quels sont ces échos retentissant à nos oreilles
    Toutes ces nuisances troublent nos braves sommeils
    Toute cette agression circule pleinement dans l'air
    Nul léger cri d'un quelconque animal
    Une confuse clameur, une joute verbale

    Alarme, tambour, bataille ou tonnerre
    Quels sont ces bruyants souffles qui s'imposent
    Nous imprègnent de leur lente et forte hausse
    Disparaissent soudain comme enfouis sous terre
    Nul léger bruissement de feuilles en verte forêt
    Ce n'est que la rumeur d'une populace avide de caquets

     

     

     


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    Ironie du sort
    Des heures défilent
    Ma vie passe
    La nuit quand tout dort
    Certains s'amusent-ils
    Dans ce monde de glace ?

    Ironie de la vie
    Qui parcourt toujours
    Sa course droit devant
    Tout le monde sait où cela finit
    Pas de possible retour
    On doit avancer, un pas en avant

    Ironie de mon destin
    Tellement peu à savourer encore
    Si l'heure ne vient à résonner
    De moi restera t il un lendemain ?
    L'oubli achèvera de meurtrir mon corps
    Et ce futur rêvé que je n'aurai jamais

     

     

     


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    Je ne sais pas ce qu'il y a
    Mais je sens que mon monde s'en va
    Il y a toujours un déclic
    Qui m'apporte tant de claques
    Il y a toujours une clique
    Pour m'en porter dans le sac

    Il y a des jours où l'on ferait
    Mieux d'aller à la pêche
    Ou en balade dans la nature
    Il y a des jours où mon humeur briserait
    Le miroir des alouettes quand on m'ébrèche
    Envie de me coucher si j'exècre encore ces blessures

     

     


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    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des élections
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des fleurs
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des exclamations
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des leurres

    Joli mois d'avril, il va passer un sacré dimanche Monsieur le crapaud
    Joli mois de mai, elle va vivre intensément Madame la grenouille
    Joli mois d'avril, on va s'occuper, se détendre, peut être faire quelques vadrouilles
    Joli mois de mai, avant d'assister au soir venu des urnes les résultats de nos dépôts

    Joli mois d'avril, la question est dans ma tête, vais-je voter gauche ou droite ?
    Joli mois de mai, personne ne le saura .......a part l'éternel, bien là-haut dans sa boîte
    Joli mois d'avril, les candidats ont fait leur campagne maintenant on va décider
    Joli mois de mai, ça y est comme depuis nos 18 ans nous allons voter

    Joli mois d'avril, plus qu'à suivre les résultats qui vont nous éclabousser
    Joli mois de mai, quelques heures encore à se pavaner ou a s'énerver
    Joli mois d'avril, votez votez pour qui vous voulez mais choisissez
    Joli mois de mai, sera t il le jour du changement, de la nouveauté

    Joli mois d'avril, premier tour pour le nouveau en place à l’Élysée
    Joli mois de mai, second tour pour un pouvoir choisi des Français
    Joli mois d'avril, saluerons nous l'arrivée d'un ancien ou nouveau politique élu
    Joli mois de mai, pour l'éternel aux cieux évaporés et suspendus

    Joli mois d'avril, tout ne sera qu'un jour banal, routinier
    Joli mois de mai, distraitement il entendra ces électeurs et l'élu festoyer, aboyer
    Joli mois d'avril, sur lui aussi passera vite le temps des présidentielles
    Joli mois de mai, sur lui aussi passera vite le temps des rituels

    Joli mois d'avril, sommes nous encore bien sûrs de nos votations ?
    Joli mois de mai, dans les urnes les résultats sont-ils ceux que l'on espère ?
    Joli mois d'avril, que va t il pour notre avenir là se faire ?
    Joli mois de mai, le chef désigné est il bien attendu par la population ?

    Jolis mois d'avril et de mai, un moment vécu au temps des fleurs
    Jolis mois d'avril et de mai, un moment vécu au temps des leurres
    Jolis mois d'avril et de mai, a t on passé un beau dimanche apres avoir voté ?
    Jolis mois d'avril et de mai, a t on vécu intensément la décision en cette journée ?

     

     

     


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    Tous les osselets dont on joue sont beaux
    Tous les osselets brillent sous nos mains expertes
    Tous les osselets sont de fins instruments à nos jeux
    Il faut agiter de nos mains ces petits os
    Et d'aventure gagner la partie ouverte
    Avec ses amis s'occuper avec ces petits outils curieux

     

    Tous les osselets dont on joue sont jolis
    Tous les osselets brillent sous nos mains d'amateurs
    Tous les osselets sont nos nouveaux jeux découverts
    Il faut les agiter de nos mains et lancer la partie
    Pour gagner car ce petit jeu veut un bon vainqueur
    Devant nous de ses petits cailloux qui s'affairent

     

    Tous les osselets dont on joue sont agréables
    Tous les osselets brillent sous nos mains intéressées
    Tous les osselets sont des joujoux ramenant notre jeunesse
    Il faut agiter à notre logis, ces petits os sur la table
    Une bonne aventure sur le tapis s'offrent aux captivés
    Entre amis on manipule les petits outils avec liesse

     

    Tous les osselets dont on joue sont délicats
    Tous les osselets brillent dans l'extase de notre jeu
    Tous les osselets en cet attirail pour s'appliquer
    Il faut les agiter de nos mains et voir le résultat
    Perdre ou gagner la partie on est totalement heureux
    D’être entre amis et quelque temps s'amuser

     

     

     


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    Si elle pouvait s’endormir et se souvenir
    Du temps passé, de ses belles et jeunes années
    Ce temps où elle écoutait de longues soirées
    Son père parler de sa petite bergère.
    Pour lui, sa tendre femme l’a quitté hier
    Il l’évoquait toujours au présent sans mentir.

    Il la voyait comme si elle n’était pas morte :
    Cécile est encore à ses côtés sous l’auvent
    Sa bergère riait des oiseaux effrontés
    Qui picoraient le pain tout près de la porte
    Et dans les jupes de Cécile d’auparavant.
    Qu’elle était jolie, la bergère, comme sa fille l’est.

    Sa fille se souvient encore des paroles du père
    Il disait qu’elle était le portrait de sa mère
    Quand elle portait la belle longue robe verte
    Comme le champ d’herbes et la douce prairie
    Cachée ainsi par toute cette couleur verte
    Elle semblait être elle-même cette prairie.

    De cette prairie est ainsi née leur chère fille
    Et quoi de plus normal pour la fille d’une bergère.
    Tous aimaient la bergère jolie et sage
    Ils l’ont tous conservés dans leurs coeurs réunis.
    Tout le monde adorait leur petite bergère
    Son mari est le seul à voir son visage.

    Elle avait respiré la vie à pleins poumons
    Elle aimait recevoir, inviter tout le monde
    Le soleil, les animaux ou le forgeron
    Auprès d’elle chacun trouvait son petit bonheur
    Elle les rendait heureux leur bergère blonde
    Puis ils partaient, la laissant seule avec son coeur.

    Son coeur l’a aimée et l’aimera pour toujours
    Il a trop pensé que rien ne finirait
    Tout avait fini, la jeune femme est partie
    Elle est partie dormir dans une éternité
    Que lui refuse, si longtemps après, son mari
    Que la vieillesse engourdit un peu chaque jour

    Si elle pouvait s’endormir et se souvenir
    Du temps passé, de ses belles et jeunes années
    Ce temps où elle écoutait de longues soirées
    Son père parler de sa petite bergère
    Pour lui, sa tendre femme l’a quitté hier
    Il l’évoquait toujours au présent sans mentir.

    Il ne reste de la bergère que sa douce fille
    Et les souvenirs de ses lointains jeux d’enfant.
    Il tenta de construire un semblant de famille
    Cécile fût toujours là, avec lui, au présent.
    Sa fille se réveille, charmée par ses souvenirs...
    La vie est trop courte elle n’aurait pas dû grandir.

     

     

     Poème inspiré du livre de Roger BORDIER "La Grande Vie"

     

     

     


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    Pendant que les gens, eux, dorment tranquille
    Moi, je parcours le plafond et je veille de mon insomnie
    En cette nuit monotone, je pense à toi Reine de la Nuit
    Toi, Lune qui s'éclaircit quand autour les étoiles brillent

    Dès la nuit arrivée un calme illusoire fait que tout s'endort
    Toi de ta blancheur, tu nous inondes en cette soirée épaisse
    Les passants ne te contemplent pas ils galopent une course sans cesse
    Qui te désire, qui brûle d'amour pour ta beauté unicolore ?

    Je suis allongé seul et je songe, je rêve ici
    Je divague d'un léger divertissement
    Je ressens comme si les pas de promeneurs réjouis
    Sur mon corps se baladaient promptement

    Un souffle au dessus de moi tourbillonne
    Son aile tiède vient me monter l'émotion 
    Je perçois cette atmosphère mi-lourde poindre sur ma personne
    Ma tête non ensommeillée reçois la brûlante sensation

    Je sens peu a peu la terre s'enflammer, doucement se rôtir
    Je n'ai envie que de tes suaves lèvres pour premier plaisir
    Quand elles passent lentement sur mon corps offert
    L'éther m'enivre, je m’élève dans l'air qui s'assèche a sa manière

    C'est par la fougueuse présence de tes caresses amies
    Que je me sens meilleur à affronter la nuit chaude qui nous engloutit
    Donnes-moi un peu de toi ici et maintenant, ne sois plus sage
    Notre pleine lune accueille ses amants de passage

    Entends-tu les trompettes célestes lorsque nous nous aimons ?
    Elles glorifient notre innocente pureté et l'infinie religion
    Que nous créons pendant nos infâmes libations
    Et que cette pleine lune un soir a illuminé, témoin solitaire de ce que nous exaltions

     

     

     





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