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    Imagine un pays aux verts pâturages
    Un pays qui demeure encore dans l’autrefois
    Magnifique, solide et sans ombrages
    Qui revit dès que nous y pensons quelque fois

    Un pays sans guerre où aucun tyran n’y vit
    Que nous gouvernerons tous deux sans un vilain.
    Imagine ce merveilleux et parfait pays
    C’est pour nous qu’il existera, un jour, sans fin.

    Dérivons ensemble vers ses doux rivages
    Nous aimerons sa terre et la glorifierons
    Nous y vivrons un peu comme des vagabonds
    Nous flânerons à travers tous ses cottages

    Nous avons eu nos deux coeurs brisés mais là-bas
    Si tu montes à bord de mon navire c’est heureux
    Vers l’archipel de ces amours et vers ces lieux
    Que nous irons enfin comblés et sans tracas

    Rejoins-moi dans ce paradis riche et conquis
    Fait pour les romantiques et les passionnés
    Ce pays d’amour est celui des fiancés
    Un tendre pays pour tous les amants séduits

    Vagabonds dans notre pays de qualité
    Pays de notre amour léger et grandissant.
    Dérivons encore vers les rivages enchantés
    Du pays de nos premiers balbutiements

    Imagine un pays aux verts pâturages
    Un pays qui demeure encore dans l’autrefois
    Magnifique, solide et sans ombrages
    Qui revit dès que nous y pensons quelque fois

     

     

     

     


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    Après la tempête voila le calme installé
    Sans bruit la terrible maisonnée dort
    Tout est calme et l'on respire
    Les saveurs d'un silence bien accueilli
    Les soldats dorment, il ne faut les réveiller
    Laissez donc l'éther peu à peu sur leur corps
    S'appesantir et fortement les endormir
    La guerre de Troie n'aura donc pas lieu ici

    La guerre nous a fait souffrir
    La guerre nous a fait partir
    Les humains ne saisissent pas qu'un paradis donné
    Existe de cette belle terre et point ne faut tant gâcher
    Pourquoi toujours se battre,
    Montrer sa force, faire le bellâtre ?
    Tenter de prendre tout d'autrui ?
    Gagner un tout et faire mal pour un profit ?
    Dieu abandonna la terre a l'homme et son destin
    Ne voulant plus se mêler de nos grandes bêtises d'humains

    Après la tempête voila le calme revenu
    Ces soldats dorment, il ne faut les en empêcher
    Laissez donc la guerre peu à peu quitter leur corps
    S'évaporer dans l'air et fortement de chacun fuir
    Dans les bras de Morphée, reposent nos armées d'individus
    Dans toute la splendeur de leur sommeil passager
    Ils ne vont plus guerroyer, et c'est mieux encore
    Quand l'âme de ces guerriers s'en va vers l'autre empire

     

     

     

     


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    Leur magie opère doucement sur chacun en ce qu'il ressent
    Désormais esclave inactif d'une force absolue qui s'emporte
    Personne ne peut échapper à sa loi, son sortilège important
    Il faut chacun suivre et se soumettre à ce qui, là, porte

    De ces modernes temps plein de mystères tu deviens chevalier fort et preux
    Mais tu te dois de plier et d'entrer pauvre désœuvré au royaume élogieux
    Ici, des mages, des sorciers, des enchanteurs viendront t'émerveiller
    Te sauver de ta lente perdition pour vers leur bon chemin t'envoyer

    Laisse tes illusions d'imparfaite créature et vois à présent
    Tout est ordonné dans la guilde des forts et braves experts
    Faut-il donc avancer loin des troubles en froid guerrier éclair
    Face aux ablutions et salamalecs d'un chaud mage croissant ?

     

     

     


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    Voir la misère, entendre les peines,
    Chaque jour affronter la dure réalité,
    Consacrer une vie à pleurer pour l’humanité.
    Non ! Sur terre il faut chanter la même et joyeuse rengaine.

    À nos portes alors si facilement la misère s’oublie.
    Flottent les nouvelles, et c’est pour mieux te choquer, mon enfant
    La tristesse, l’horreur quotidienne t’empêchent de manger et te lassent.

    Entends-tu encore les gens qui lancent des cris,
    Des appels à l’aide pour qu’un seul vienne les sortir du néant ?
    Ton assiette à toi sans cesse se remplit et puis tout ça passe.

    Ton monde ennuyé et dérangé oublie vite les vraies valeurs
    Ayant ses yeux qui se tournent pour ne rien voir,
    Ses oreilles qui se bouchent pour ne point entendre

    Et des malheureux devant les sourds, les aveugles meurent
    Leur trop grande différence les a poussé loin de ton savoir
    N’y a-t-il pas de bonnes manières qu’il faut surtout apprendre ?

    Si tu veux connaître et t’abreuver des cultures et des lois,
    N’oseras-tu pas t’insurger ? Toi qui reste un petit mouton qui suit
    Ton maître Panurge quand il ordonne, lui qui doit t’enseigner la vie.
    De son domaine ne restera-t-il pas une parcelle pour deux ou trois ?

    Quand un seul décide pour l’intérêt de la populace
    A-t-il envisagé la place qui sera faite pour chacun d’entre nous ?
    Bien qu’honorable son désir d’apporter le bonheur en masse
    Maître Panurge en oublie tous les chemins qui seront pris de nous.

    Tel un aigle, son magnifique envol lui fait toucher les hauts cieux
    Il ne voit qu’un ciel bleu, en bas la vie, elle, elle continue toujours.
    Il se posera sur une haute montagne à la fin du jour
    Comme tout ce qui vit, il se nourrira, ses ailes reposera un peu.

    Tout le monde agit ainsi, je le crois, sur notre bonne vieille terre.
    Seul maître à bord de son vaisseau, ne pas s’abaisser à descendre,
    Volant sa course dans un ciel si bleu, si loin des autres en misère.
    Regarder sans voir, oubliant notre paire d’yeux, ça peut encore attendre.

     

     

     


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    Donne-moi une musique
    J’y mettrai des paroles
    Joue-moi de ta musique
    Je tiendrai ma parole
    Ensemble faisons un duo
    Même si je chante faux
    Même si tu joues mal
    Oublions-le pour danser au bal

    Invitons donc nos amis
    Qu’eux guident aussi leurs proches
    Commençons vite cette folie
    Loin des soucis trop moches
    Invitons la terre entière
    Faisons le deuil de nos misères
    Chantons et dansons la belle vie
    Qui coulera dès aujourd’hui

    La fête commencée ne devra jamais
    S’arrêter, c’est la nouvelle loi
    Que l’on imposera à nos aînés
    Plus de malheureux comme autrefois
    Le bonheur peut arriver de peu de choses
    Ensemble croire enfin à la vie en rose
    Un sourire offert, une chanson fredonnée
    Doucement l’amour balance les coeurs attristés

    Donne-moi ta musique
    Je te donnerai des paroles
    Joue-moi encore ta musique
    Je tiendrai toujours mes paroles
    Invitons la terre entière
    Aux funérailles de nos misères
    Chantons et dansons aujourd’hui
    Maintenant qu’elle s’illumine notre belle vie

    Ensemble faisons donc ce duo
    À présent que je ne chante plus faux
    À présent que tu ne joues plus mal
    N’oublions jamais qu’il s’est ouvert notre bal
    Invitons la terre entière
    À la naissance de notre ère
    Chantons et dansons jusqu’à l’infini
    Notre passé jamais ne reviendra aujourd’hui

     

     

     


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    Je suis dans la pénombre et seul mon cœur en émoi
    Les bruits de la terre durant la nuit perçoit
    Le silence, je m'éveille et sens une tiédeur sous mes draps
    C'est ta chaleur que je saisis là tout contre moi
    Je rêve ou la réalité me donne le feu de ta présence
    O mon aimée ! De mon fol amour, tu es la chance !
    Tu es la paix, tu protèges tout en toi
    D'une sagesse pour chaque jour qu'un soleil inonde ta foi
    Tu m'arroses d'amour, de bonté, j'absorbe tout et chante
    Quand tout s'endort et s'achève avec la nuit calmante
    Quand les lumières portent un paradis artificiel, le silence vient
    Aucune voix ne se fait entendre dans ce crépuscule urbain
    Que m'importe si je ne suis qu'avec toi à mes côtés
    Que m'importe si ton amour est toujours pour moi dédié

    Si du crépuscule tout doit s'en aller et se briser
    Je ne conserverai que les merveilleuses heures exprimées
    Dans l'océan de mes souvenirs amers mais si consolants
    Je plongerai souvent pensant à cet amour qui se faisait pour moi à chaque instant
    Je pourrai en rire, je chanterai et m'apaiserai, car un nouvel enfant renaîtra en moi
    Par cette ardeur que j'ai eu et j'aurai en me rappelant toi

    La quête de cet amour m'apporte un nouvel espoir
    Quand mon cœur pleure d'avoir a chercher le Paradis
    Il m'arrive un doux message pour m'y diriger et m'y recevoir
    De la jeunesse de ce bel amour un incertain trajet s'annonce pourtant ici
    Je festoie donc ce vif sentiment a travers les rires
    Avec quelques fleurs du jardin comme de singulières pensées
    Je conçois que la Mort viendra nous séparer nous faire pleurer de son ombreuse fatalité
    Cette mort sombre auquel chacun devra s'asservir
    Et fièrement on ne pense qu'à vivre l'instant de gaieté de joie
    Je te savoure ma bien-aimée tant que nous sommes réunis sans cette fatale Loi
    De toute nouvelle connaissance qui s'approche
    On veut futilement, pauvre enfant, que cela dure l'éternité
    Tout garder a soi pour de longues années
    On ne pressent pas que paraîtra une inéluctable anicroche

    Tous en quête d'immortalité
    Depuis la perte du Paradis
    On doit savoir partir vers l'ailleurs
    D'un amour qui sera et vivra de bonheur
    Je garde le peu d'aimer enfoui en mon esprit
    Ce bref plaisir tant qu'il se pourra

    Je suis dans la pénombre et seul mon cœur en émoi
    Les bruits de la terre durant la nuit perçoit
    Le silence, je m'éveille et sens une tiédeur sous mes draps
    C'est ta chaleur que je saisis là tout contre moi
    O mon cœur donne moi pour toujours et là des nuits
    Où je serai encore si prés de ta vie
    Tu me donnes la paix, tu possèdes l'art du bien en toi
    Tu apportes avec tous tes atours une certaine foi
    Que tu sèmes d'amour, de bonté, je cultive ce tout et te chante
    Quand tout s'endort et s'achève avec la nuit calmante
    Quand les lumières portent un paradis artificiel, le silence vient
    Aucune voix ne se fait entendre dans ce crépuscule urbain
    Que m'importe si je ne suis qu'avec toi à mes côtés
    Que m'importe si ton amour est toujours pour moi dédié

     

     

     

     


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    Entendez-vous les tristes interminables chants de Tyrtée
    Qui, accompagné d’Enyo et de Pallas
    Mène toute une troupe de fous guerriers
    Vers notre pays où l'on veut que tout trépasse.

    Le pays est envahi par d’hostiles gens
    Qui veulent assouvir leur martiale croisade
    Chaque résistance amène des attentats, des fusillades
    Des morts inutiles pour la gloire d’un soi-disant.

    Il était magnifique et accueillant notre bourg
    Avant leur arrivée, leur vengeance rusée.
    Chacun respirait la joie d’y vivre toujours
    Avant que cet empire ne fût rasé.

    Entendez-vous les tristes interminables chants de Tyrtée
    Qui, accompagné d’Enyo et de Pallas
    Mène toute une troupe de fous guerriers
    Vers notre pays où l'on veut que tout trépasse.

    Le temple de Janus a été réouvert
    Le pays subit une révolution sanguinaire
    Qui impose son pouvoir de stratocratie
    Refusant toute liberté à l'occidentale démocratie.

    Quel fou d'attaques fera son pays débellatoire
    Parmi ces multiples ennemis belliqueux
    Camisades, maraudes, massacres pour le désespoir
    Du pays accaparé de leurs conflits nombreux.

    Il était magnifique et accueillant notre bourg
    Avant leur arrivée, leur vengeance rusée.
    Chacun respirait la joie d’y vivre toujours
    Avant que cet empire ne fût rasé.

    Espérons que le temple de Janus fermera leur félonie
    Notre pays survivra dans l'amour loin des attentats
    Nous trouverons le pouvoir d'aimer Hallelujah
    Effaçant toute atteinte à notre démocratie.

    Entendrez-vous nos mélodieux chants contre Tyrtée
    Qui, abandonné d’Enyo et de Pallas
    S'effacera devant de joyeux non guerriers
    Nos danses, musiques et fêtes changeront les angoisses.

     

     

     

     


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    Rien ne va plus dans ces réunions de grandes personnes
    On essaye d'imposer ses idées et on ne s'écoute pas
    On pense avoir tout de bon et on relève mal certains débats
    Tout pourtant semblait bien commencer dans ce qui là se donne

    Les enfants ont tout a fait leur droit de batailler
    Dans leurs petits jeux ils s'inventent déjà un monde dur
    Mais voir ces adultes pour un oui ou un non se quereller
    Sans entendre l'adversaire deviennent de fort tristes figures

     Rien ne va plus dans ces rencontres de grandes gens
    On impose ses idées et on ne croit pas à ce qui vient de l'autre coté
    On pense avoir le bon droit et on ne conduit pas son moment
    Tout freine bien assez avec leurs discours sans originalité

    Sans le respect de l'opposant on s'établit le droit à sa parole
    Le meilleur bagout vient de chez moi c'est là que vous l'admirez
    Moi je l'affirme et vous le dit c'est moi qui porte l'auréole
    Je suis dans le glorieux chemin suivez-moi je vous y emmènerez

    Rien ne va plus dans ces échanges de nos grandes personnalités
    Forts de leur renommée ils nous imposent à tort leur suprême adage
    Enfermés dans leur tour d'ivoire ils y croient aussi, chères sommités
    Tout amène à se détourner vivement de leur prochain naufrage

    Et le monde part vers d'autres horizons funestes ou propices
    Dans cette quête du meilleur possible loin des dégâts oratoires
    Tel les enfants poursuivant leur idéal dans des jeux artifices
    Le peuple s'ennuie trop vite et quitte les beaux parleurs illusoires

     

     

     

     


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    Je suis poésie, de moi chaque jour
    Parfois sort la tendresse et l’amour
    Souvent un peu de rage au cœur
    Dans ma recherche d’un poétique bonheur

    Si je suis là aujourd’hui à me mener parmi vous
    C’est pour m’exprimer et vous demander tel un fou
    De lire mes poèmes tendres ou durs ici offerts
    Un petit amusement de chat en son calme repaire
     
    Je ne suis moi que créature éphémère
    Telle une onde lourde ou légère
    Parfois grise ou arc-en-ciel
    Une Poésie Amère ou d’une Douceur Miel

    Si parmi vous je m’invite
    Rien ne me dira par la suite
    Si ma poésie vous touchera un peu
    Si à vos sens elle mettra le feu

    Je suis parfois soucieux
    D’avoir vos câlins doux ou généreux
    Pour ma poésie d’exaltation qui s’en vient céans
    Trouver un peu de la sympathie de votre élan

    Si vous voulez bien de moi
    Je passerai vous toucher quelques fois
    De ma patte de doux chat ou de sauvage tigre
    Je vous poserai là mes mots dès qu’ils vibrent

    Je suis poésie, de moi vous aurez
    Faits et réflexions de mes journées
    Un peu de rage dans mes attitudes
    Par une recherche hypothétique de béatitude

     

     

     

     

     





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