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    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des élections
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des fleurs
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des exclamations
    Jolis mois d'avril et de mai, il arrive le temps des leurres

    Joli mois d'avril, il va passer un sacré dimanche Monsieur le crapaud
    Joli mois de mai, elle va vivre intensément Madame la grenouille
    Joli mois d'avril, on va s'occuper, se détendre, peut être faire quelques vadrouilles
    Joli mois de mai, avant d'assister au soir venu des urnes les résultats de nos dépôts

    Joli mois d'avril, la question est dans ma tête, vais-je voter gauche ou droite ?
    Joli mois de mai, personne ne le saura .......a part l'éternel, bien là-haut dans sa boîte
    Joli mois d'avril, les candidats ont fait leur campagne maintenant on va décider
    Joli mois de mai, ça y est comme depuis nos 18 ans nous allons voter

    Joli mois d'avril, plus qu'à suivre les résultats qui vont nous éclabousser
    Joli mois de mai, quelques heures encore à se pavaner ou a s'énerver
    Joli mois d'avril, votez votez pour qui vous voulez mais choisissez
    Joli mois de mai, sera t il le jour du changement, de la nouveauté

    Joli mois d'avril, premier tour pour le nouveau en place à l’Élysée
    Joli mois de mai, second tour pour un pouvoir choisi des Français
    Joli mois d'avril, saluerons nous l'arrivée d'un ancien ou nouveau politique élu
    Joli mois de mai, pour l'éternel aux cieux évaporés et suspendus

    Joli mois d'avril, tout ne sera qu'un jour banal, routinier
    Joli mois de mai, distraitement il entendra ces électeurs et l'élu festoyer, aboyer
    Joli mois d'avril, sur lui aussi passera vite le temps des présidentielles
    Joli mois de mai, sur lui aussi passera vite le temps des rituels

    Joli mois d'avril, sommes nous encore bien sûrs de nos votations ?
    Joli mois de mai, dans les urnes les résultats sont-ils ceux que l'on espère ?
    Joli mois d'avril, que va t il pour notre avenir là se faire ?
    Joli mois de mai, le chef désigné est il bien attendu par la population ?

    Jolis mois d'avril et de mai, un moment vécu au temps des fleurs
    Jolis mois d'avril et de mai, un moment vécu au temps des leurres
    Jolis mois d'avril et de mai, a t on passé un beau dimanche apres avoir voté ?
    Jolis mois d'avril et de mai, a t on vécu intensément la décision en cette journée ?

     

     

     






  • Je voulais rencontrer celle qui fera un homme de moi
    Je voulais rencontrer celle qui coule une larme de vérité sur ma peau douloureuse.
    Elle n’existe plus, elle est morte cette nuit dans les bras d’un autre.
    J’ai mal au cœur, j’ai mal au ventre, je me mélange à l’intérieur.
    Je noie mon manque, je perds tous mes repères et je m'écœure.
    Ma solitude est immense, mes désirs le sont plus encore moi le morne apôtre.
    Où sont ces êtres primitifs et joyeux qui dansent sous la pleine lune lumineuse ?
    Ou est ma tribu magique qui affronte le silence avec cérémonie et foi ?

    Sauvez moi ! Au secours. Prenez moi, emmenez moi, libérez moi.
    Faites de moi un pantin désarticulé et fou.
    Sanglez des fleurs à mon cou
    Portez à mon front les plumes de l'oiseau du paradis je cherche l'émoi
    Déguisez mes pieds en palettes de couleurs vives comme les enfants
    Mais ne me laissez pas seul à affronter cette vie.
    Elle est trop belle pour la quitter mais c'est mon irrésistible envie
    Elle ne mérite pas mon fardeau que mes idéaux ont bercé trop gentiment .

    Je ne voulais personne à part elle, maintenant je désire affronter le monde.
    Violez moi de vos mots bannis, de vos corps meurtris mais bienfaisants
    Incendiez ma crinière d’étoiles et donnez moi l'amour sauvagement
    Explosez mes yeux de millions de flammes car je veux brûler dans l'immonde
    Mais jetez mon âme loin d'elle et partons ailleurs qu’ici.
    Je crève, je meurs, je me détruis alors autant disparaître dans vos orgies.
    Puisqu'il me faut vivre d'idées qui me brûlent dans des visions.
    Arrachez moi de sa pensée un instant, j'ai besoin d'oublier l'affront !

    Je voulais rencontrer celle qui fera un homme de moi
    Je voulais rencontrer celle qui coule une larme de vérité sur ma peau douloureuse.
    Où sont ces êtres primitifs et joyeux qui dansent sous la pleine lune lumineuse ?
    Ou est ma tribu magique qui affronte le silence avec cérémonie et foi ?
    Il me faut marcher sous la lumière flamboyante de nouveaux regards.
    Broyez moi les genoux, faites moi mal j'ai besoin de pleurer son départ !
    Elle ne me fera plus mal mais je veux sangloter, pousser un autre cri
    Je vous déteste tous et puis je vous aime tellement aussi.

     

     

     


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    Donnez moi une dame qui a déjà brisé les règles de la société
    Qu'elle ne sait plus où se trouve la ligne à ne plus franchir
    Donnez moi cette débauchée qui boit de la bière et sait comment en mettre un bon coup pour jouir
    Moi qui ne boit que du thé je veux aussi me faire par une amazone éprouver
    Tel un cow-boy avec ses blue-jeans et ses bottes sentant la sueur après l'effort de son travail
    De ma main rugueuse je la toucherai, et dès qu'aura lieu son assaut sur moi que je défaille

    Je veux une femme qui a été élevée et violée par son oncle mais n'en a jamais pleuré
    Je veux une demoiselle qui a été battue par son père alcoolique mais lui a pardonné
    Celle dont la mère s'est enfui avec le premier amant qui lui offrait du bonheur
    Et a brisé cette adolescente pour la première fois en son cœur

    Peut être s'est-elle mariée une ou deux fois ?
    Qu'elle a eu des gosses dont elle ne se souvient plus des prénoms
    Qu'elle n'a jamais eu de vraie et sérieuse relation
    Car on avait peur de son look de gothique sombre et froid

    Qu'elle ait été une ado violente ou d'une enfance blasée je la veux
    Que j'en abuse sous la pluie un soir brumeux
    Que la peur monte en nous jusqu'aux tripes
    Que l'on se fasse tout le bien pervers qui ne se fait pas en principe
    Qu'elle soit ma chienne et me tende son petit derrière agité
    Je la rendrai calme et bonne pour mes services les plus appréciés

    Donnez moi un grand week-end avec elle je la soulagerai et elle ne l'oubliera jamais
    J'en ai vécu tant des amours d'occasion qu'un seul moment régulier
    Pourra me faire revivre et enfin cajoler nos deux souffrances dans l'appétit
    Si je suis en présence de celle qui baignera mon affection
    Cette héroïne dont chacun rêve dans tous ces fantasmes la nuit
    Je la garderai pour les tendresses qu'elle me donnera dans ses actions

    Personne ne pourrait comprendre ce qui exige notre fuite
    Un abandon vers l'Eden qu'on ne peut s'offrir encore sur Terre
    De pales damoiselles et chevaliers de la drague en perpétuelles poursuites
    Survivants et aveugles qui se croisent sans une sainte quête à faire
    Ils recherchent le corps de leur satisfaction et s'offrent leur cœur en une minute
    Ces amours clandestines ne durent pas la nuit, quand l'aube est naissante elles chutent

    Les quelques heures passées au lit avant que notre soirée ne finisse
    On se tiendra encore si près l'un l'autre et nos prières ne seront plus vaines
    Elle m'offrira sa passion discrète dans cette romance qui se déchaîne
    Nous envisagerons enfin la victoire et à nos lendemains qui fleurissent

    Pendant les quelques heures sacrées où l'on se donne en folie
    Je ne demanderai qu'à pouvoir la câliner et lui montrer que je suis puissant
    Que par moi elle devienne attentionnée et délicate en réveillant ce qui sort en nos cris
    Pour l'éternité se construire cet amour qui fera basculer vers le néant

     

     

     


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    Fuyez ! Fuyez !
    Vous les sobres qui restez sains et propres dans le quotidien
    La nuit arrive avec son lot d'horreur
    La nuit honteuse que les Dieux si endormis eux même ne voient pas

    Quittez ! Quittez !
    Les chemins de la ville car des Bêtes assoiffées en prennent le terrain
    Sentez vous crépir cet appel ardent de la débauche sonner son heure ?
    Les plus secrets rêves que l'on n'ose avouer vont surgir ici bas

    Dans ta maison déserte tu ressens ce désir latent de la nuit
    Tu perçois cette invitation à la luxure obscure qui s'offre à toi
    C'est l'heure où les Bêtes sortent de leur repaire pour assouvir leurs faims et affreuses orgies
    L'heure nocturne où tout s'entremêle dans l'obscurité généreuse qui aide à satisfaire les émois

    Les Bêtes et les Dieux se heurtent dans l'atmosphère chaude des bacchanales
    La noirceur des secrètes places où se déroule l'indécent si propice à tout ce mal
    Qui rejoindra le troupeau des Bêtes confuses et malsaines
    Qui rejoindra leur vie de péchés aux conduites si vilaines

     

     

     

     


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    Tous les osselets dont on joue sont beaux
    Tous les osselets brillent sous nos mains expertes
    Tous les osselets sont de fins instruments à nos jeux
    Il faut agiter de nos mains ces petits os
    Et d'aventure gagner la partie ouverte
    Avec ses amis s'occuper avec ces petits outils curieux

     

    Tous les osselets dont on joue sont jolis
    Tous les osselets brillent sous nos mains d'amateurs
    Tous les osselets sont nos nouveaux jeux découverts
    Il faut les agiter de nos mains et lancer la partie
    Pour gagner car ce petit jeu veut un bon vainqueur
    Devant nous de ses petits cailloux qui s'affairent

     

    Tous les osselets dont on joue sont agréables
    Tous les osselets brillent sous nos mains intéressées
    Tous les osselets sont des joujoux ramenant notre jeunesse
    Il faut agiter à notre logis, ces petits os sur la table
    Une bonne aventure sur le tapis s'offrent aux captivés
    Entre amis on manipule les petits outils avec liesse

     

    Tous les osselets dont on joue sont délicats
    Tous les osselets brillent dans l'extase de notre jeu
    Tous les osselets en cet attirail pour s'appliquer
    Il faut les agiter de nos mains et voir le résultat
    Perdre ou gagner la partie on est totalement heureux
    D’être entre amis et quelque temps s'amuser

     

     

     


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    Si elle pouvait s’endormir et se souvenir
    Du temps passé, de ses belles et jeunes années
    Ce temps où elle écoutait de longues soirées
    Son père parler de sa petite bergère.
    Pour lui, sa tendre femme l’a quitté hier
    Il l’évoquait toujours au présent sans mentir.

    Il la voyait comme si elle n’était pas morte :
    Cécile est encore à ses côtés sous l’auvent
    Sa bergère riait des oiseaux effrontés
    Qui picoraient le pain tout près de la porte
    Et dans les jupes de Cécile d’auparavant.
    Qu’elle était jolie, la bergère, comme sa fille l’est.

    Sa fille se souvient encore des paroles du père
    Il disait qu’elle était le portrait de sa mère
    Quand elle portait la belle longue robe verte
    Comme le champ d’herbes et la douce prairie
    Cachée ainsi par toute cette couleur verte
    Elle semblait être elle-même cette prairie.

    De cette prairie est ainsi née leur chère fille
    Et quoi de plus normal pour la fille d’une bergère.
    Tous aimaient la bergère jolie et sage
    Ils l’ont tous conservés dans leurs coeurs réunis.
    Tout le monde adorait leur petite bergère
    Son mari est le seul à voir son visage.

    Elle avait respiré la vie à pleins poumons
    Elle aimait recevoir, inviter tout le monde
    Le soleil, les animaux ou le forgeron
    Auprès d’elle chacun trouvait son petit bonheur
    Elle les rendait heureux leur bergère blonde
    Puis ils partaient, la laissant seule avec son coeur.

    Son coeur l’a aimée et l’aimera pour toujours
    Il a trop pensé que rien ne finirait
    Tout avait fini, la jeune femme est partie
    Elle est partie dormir dans une éternité
    Que lui refuse, si longtemps après, son mari
    Que la vieillesse engourdit un peu chaque jour

    Si elle pouvait s’endormir et se souvenir
    Du temps passé, de ses belles et jeunes années
    Ce temps où elle écoutait de longues soirées
    Son père parler de sa petite bergère
    Pour lui, sa tendre femme l’a quitté hier
    Il l’évoquait toujours au présent sans mentir.

    Il ne reste de la bergère que sa douce fille
    Et les souvenirs de ses lointains jeux d’enfant.
    Il tenta de construire un semblant de famille
    Cécile fût toujours là, avec lui, au présent.
    Sa fille se réveille, charmée par ses souvenirs...
    La vie est trop courte elle n’aurait pas dû grandir.

     

     

     Poème inspiré du livre de Roger BORDIER "La Grande Vie"

     

     

     


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    Pendant que les gens, eux, dorment tranquille
    Moi, je parcours le plafond et je veille de mon insomnie
    En cette nuit monotone, je pense à toi Reine de la Nuit
    Toi, Lune qui s'éclaircit quand autour les étoiles brillent

    Dès la nuit arrivée un calme illusoire fait que tout s'endort
    Toi de ta blancheur, tu nous inondes en cette soirée épaisse
    Les passants ne te contemplent pas ils galopent une course sans cesse
    Qui te désire, qui brûle d'amour pour ta beauté unicolore ?

    Je suis allongé seul et je songe, je rêve ici
    Je divague d'un léger divertissement
    Je ressens comme si les pas de promeneurs réjouis
    Sur mon corps se baladaient promptement

    Un souffle au dessus de moi tourbillonne
    Son aile tiède vient me monter l'émotion 
    Je perçois cette atmosphère mi-lourde poindre sur ma personne
    Ma tête non ensommeillée reçois la brûlante sensation

    Je sens peu a peu la terre s'enflammer, doucement se rôtir
    Je n'ai envie que de tes suaves lèvres pour premier plaisir
    Quand elles passent lentement sur mon corps offert
    L'éther m'enivre, je m’élève dans l'air qui s'assèche a sa manière

    C'est par la fougueuse présence de tes caresses amies
    Que je me sens meilleur à affronter la nuit chaude qui nous engloutit
    Donnes-moi un peu de toi ici et maintenant, ne sois plus sage
    Notre pleine lune accueille ses amants de passage

    Entends-tu les trompettes célestes lorsque nous nous aimons ?
    Elles glorifient notre innocente pureté et l'infinie religion
    Que nous créons pendant nos infâmes libations
    Et que cette pleine lune un soir a illuminé, témoin solitaire de ce que nous exaltions

     

     

     


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    Imagine un pays aux verts pâturages
    Un pays qui demeure encore dans l’autrefois
    Magnifique, solide et sans ombrages
    Qui revit dès que nous y pensons quelque fois

    Un pays sans guerre où aucun tyran n’y vit
    Que nous gouvernerons tous deux sans un vilain.
    Imagine ce merveilleux et parfait pays
    C’est pour nous qu’il existera, un jour, sans fin.

    Dérivons ensemble vers ses doux rivages
    Nous aimerons sa terre et la glorifierons
    Nous y vivrons un peu comme des vagabonds
    Nous flânerons à travers tous ses cottages

    Nous avons eu nos deux coeurs brisés mais là-bas
    Si tu montes à bord de mon navire c’est heureux
    Vers l’archipel de ces amours et vers ces lieux
    Que nous irons enfin comblés et sans tracas

    Rejoins-moi dans ce paradis riche et conquis
    Fait pour les romantiques et les passionnés
    Ce pays d’amour est celui des fiancés
    Un tendre pays pour tous les amants séduits

    Vagabonds dans notre pays de qualité
    Pays de notre amour léger et grandissant.
    Dérivons encore vers les rivages enchantés
    Du pays de nos premiers balbutiements

    Imagine un pays aux verts pâturages
    Un pays qui demeure encore dans l’autrefois
    Magnifique, solide et sans ombrages
    Qui revit dès que nous y pensons quelque fois

     

     

     

     


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    Après la tempête voila le calme installé
    Sans bruit la terrible maisonnée dort
    Tout est calme et l'on respire
    Les saveurs d'un silence bien accueilli
    Les soldats dorment, il ne faut les réveiller
    Laissez donc l'éther peu à peu sur leur corps
    S'appesantir et fortement les endormir
    La guerre de Troie n'aura donc pas lieu ici

    La guerre nous a fait souffrir
    La guerre nous a fait partir
    Les humains ne saisissent pas qu'un paradis donné
    Existe de cette belle terre et point ne faut tant gâcher
    Pourquoi toujours se battre,
    Montrer sa force, faire le bellâtre ?
    Tenter de prendre tout d'autrui ?
    Gagner un tout et faire mal pour un profit ?
    Dieu abandonna la terre a l'homme et son destin
    Ne voulant plus se mêler de nos grandes bêtises d'humains

    Après la tempête voila le calme revenu
    Ces soldats dorment, il ne faut les en empêcher
    Laissez donc la guerre peu à peu quitter leur corps
    S'évaporer dans l'air et fortement de chacun fuir
    Dans les bras de Morphée, reposent nos armées d'individus
    Dans toute la splendeur de leur sommeil passager
    Ils ne vont plus guerroyer, et c'est mieux encore
    Quand l'âme de ces guerriers s'en va vers l'autre empire