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    Leur magie opère doucement sur chacun en ce qu'il ressent
    Désormais esclave inactif d'une force absolue qui s'emporte
    Personne ne peut échapper à sa loi, son sortilège important
    Il faut chacun suivre et se soumettre à ce qui, là, porte

    De ces modernes temps plein de mystères tu deviens chevalier fort et preux
    Mais tu te dois de plier et d'entrer pauvre désœuvré au royaume élogieux
    Ici, des mages, des sorciers, des enchanteurs viendront t'émerveiller
    Te sauver de ta lente perdition pour vers leur bon chemin t'envoyer

    Laisse tes illusions d'imparfaite créature et vois à présent
    Tout est ordonné dans la guilde des forts et braves experts
    Faut-il donc avancer loin des troubles en froid guerrier éclair
    Face aux ablutions et salamalecs d'un chaud mage croissant ?

     

     

     


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    Voir la misère, entendre les peines,
    Chaque jour affronter la dure réalité,
    Consacrer une vie à pleurer pour l’humanité.
    Non ! Sur terre il faut chanter la même et joyeuse rengaine.

    À nos portes alors si facilement la misère s’oublie.
    Flottent les nouvelles, et c’est pour mieux te choquer, mon enfant
    La tristesse, l’horreur quotidienne t’empêchent de manger et te lassent.

    Entends-tu encore les gens qui lancent des cris,
    Des appels à l’aide pour qu’un seul vienne les sortir du néant ?
    Ton assiette à toi sans cesse se remplit et puis tout ça passe.

    Ton monde ennuyé et dérangé oublie vite les vraies valeurs
    Ayant ses yeux qui se tournent pour ne rien voir,
    Ses oreilles qui se bouchent pour ne point entendre

    Et des malheureux devant les sourds, les aveugles meurent
    Leur trop grande différence les a poussé loin de ton savoir
    N’y a-t-il pas de bonnes manières qu’il faut surtout apprendre ?

    Si tu veux connaître et t’abreuver des cultures et des lois,
    N’oseras-tu pas t’insurger ? Toi qui reste un petit mouton qui suit
    Ton maître Panurge quand il ordonne, lui qui doit t’enseigner la vie.
    De son domaine ne restera-t-il pas une parcelle pour deux ou trois ?

    Quand un seul décide pour l’intérêt de la populace
    A-t-il envisagé la place qui sera faite pour chacun d’entre nous ?
    Bien qu’honorable son désir d’apporter le bonheur en masse
    Maître Panurge en oublie tous les chemins qui seront pris de nous.

    Tel un aigle, son magnifique envol lui fait toucher les hauts cieux
    Il ne voit qu’un ciel bleu, en bas la vie, elle, elle continue toujours.
    Il se posera sur une haute montagne à la fin du jour
    Comme tout ce qui vit, il se nourrira, ses ailes reposera un peu.

    Tout le monde agit ainsi, je le crois, sur notre bonne vieille terre.
    Seul maître à bord de son vaisseau, ne pas s’abaisser à descendre,
    Volant sa course dans un ciel si bleu, si loin des autres en misère.
    Regarder sans voir, oubliant notre paire d’yeux, ça peut encore attendre.

     

     

     


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    Donne-moi une musique
    J’y mettrai des paroles
    Joue-moi de ta musique
    Je tiendrai ma parole
    Ensemble faisons un duo
    Même si je chante faux
    Même si tu joues mal
    Oublions-le pour danser au bal

    Invitons donc nos amis
    Qu’eux guident aussi leurs proches
    Commençons vite cette folie
    Loin des soucis trop moches
    Invitons la terre entière
    Faisons le deuil de nos misères
    Chantons et dansons la belle vie
    Qui coulera dès aujourd’hui

    La fête commencée ne devra jamais
    S’arrêter, c’est la nouvelle loi
    Que l’on imposera à nos aînés
    Plus de malheureux comme autrefois
    Le bonheur peut arriver de peu de choses
    Ensemble croire enfin à la vie en rose
    Un sourire offert, une chanson fredonnée
    Doucement l’amour balance les coeurs attristés

    Donne-moi ta musique
    Je te donnerai des paroles
    Joue-moi encore ta musique
    Je tiendrai toujours mes paroles
    Invitons la terre entière
    Aux funérailles de nos misères
    Chantons et dansons aujourd’hui
    Maintenant qu’elle s’illumine notre belle vie

    Ensemble faisons donc ce duo
    À présent que je ne chante plus faux
    À présent que tu ne joues plus mal
    N’oublions jamais qu’il s’est ouvert notre bal
    Invitons la terre entière
    À la naissance de notre ère
    Chantons et dansons jusqu’à l’infini
    Notre passé jamais ne reviendra aujourd’hui

     

     

     


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    Un Fantôme vient semer la peur
    Parmi les habitants de cette demeure
    Il intervient en s'asseyant dans chaque pièce de la maison
    Il fait le siège partout et s'impose à sa proche population
    Un rituel journalier a dû enfin être édifié
    Pour savoir si sa majesté spectre était dérangée
    Où que vous soyez il faut interroger le fâcheux génie
    Ici, L'Ami, Est-Ce Pris ?

     

     

     


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    De ma Belle Amie, j'ai entendu le mot
    Dit ce jour enfin
    Je n'espérais pas si tôt
    Recevoir l'aveu de ses liens

    Il me faut l'avouer
    Que je l'attendais le dieu Amour
    Si en définitive il va a moi s'annoncer
    Pour me donner incessamment de doux jours

    Il tardait pourtant à venir l'amour, ce fut long
    Tel Psyché je me sentais quelque peu solitaire
    Comment pouvait-elle faire pour attirer l'amour Cupidon ?
    Qu'il lui décoche sa flèche d'amour pour quitter cet enfer

    J'ai soudain entendu son mot
    Dit ce jour de réunion enfin
    Je n'espérais pas qu'elle parle si tôt
    Quel plaisir de recevoir l'aveu de ses liens

    Il me faut l'avouer
    Que je l'attendais le dieu Amour
    Si en définitive il va a moi s'annoncer
    Pour me donner incessamment de doux jours

     

     


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    Installée dans la chambre Turquoise du Grand Hôtel De Paris
    Il parait qu'elle s'y rend gaiement chaque fin de semaine
    La gloire l'attend des heures durant par ses fidèles admirateurs
    De sa profonde force, elle se fait à l'exercice et entame alors les critiques
    Elle donne de sa superbe, et des discours sans soucis
    Elle sait qu'on approuvera toute discussion qu'elle amène
    Dans le monde des hauts débits, elle est Reine à toute heure
    Elle siège et dirige, personne n'a le droit de contredire ses piques



    Le monde magique d'internet roule par elle sur toutes les routes
    Elle vient, elle va, elle s'emballe, se déballe, et eux, ils plient sans arrêt
    Les Fans sont à la volonté de cette Miss Fouineuse embarqués
    Ils doivent s'y immerger, sans rugir la laisser délirer coûte que coûte
    Qu'est donc cet internet joyeux état d'âme pour Rumba Cha Cha, notre miss
    J'entre en son antre, bien décidé d'y voir son journal et d'examiner ses écrits
    Rien n'attire l'œil, des couleurs aux articles tenus tout est si terne, fortement gris
    Tout donne envie d'aller parler aux marguerites sur le chemin d'Alice
    Rumba Cha Cha, généreuse innocente vous offre son exquis dessert
    Rumba Cha Cha, perdure dans son immense éclat pour ses amoureux
    Rumba Cha Cha, donne, prend, exige, oblige, offre, soumet ses dires, pieux vœux
    Rumba Cha Cha, je crois que mon poème ridicule trop pour elle dédié s'y perd



    Rumba Cha Cha prône sa suffisance d'un certain bon Goût, de sa Moralité
    Elle donne là d'analyses acerbes par petites saccades vers ses amis
    Cela fait mouche, mais des autres, déjà loin, je ne dirai pas ce que prélude son avis
    Un Lapin courant son temps rattraper, un Chat souriant qui disparait en forêt
    M'amusent mieux que ses demandes et suites intégrales
    Au Pays des Merveilles je vais rejoindre mes amis qui en ligne droite m'attirent
    Adieu Rumba Cha Cha, de ton bain de siège je te laisse l'Empire
    Adieu Rumba Cha Cha, de ton festival de mots, d'invectives je te salue mal
    La bande s'actionne, elle lâchera trop peu son jouet
    Le fait est là, elle a ses preux chevaliers prêt à satisfaire leur Dame de Bien
    Ils joutent et touchent en son nom les iconoclastes et nombreux païens
    Qui osent défier la brave Inquisitrice et ne veulent s'y plier



    Rumba Cha Cha loupera souvent l'affection pour un petit coup
    De Plume qu'elle se fait préoccupation omnipotente
    Se divertir d'écrit à en perdre ses années de grâce puissantes
    Elle ne fait pas l'amour mais se damne d'une bonne écriture surtout
    Quels Preux Chevaliers lui offriront leur nouveau Graal ?
    Pour que de ses prières et dévotions les soulager elle puisse convenir
    Rumba Cha Cha, de ton bain de siège je te laisse l'Empire
    Rumba Cha Cha, de ton festival de mots, d'invectives je te salue mal
    Rumba Cha Cha, généreuse innocente vous sert bon chaque écrit
    Rumba Cha Cha, de son immense éclat vous prend l'âme, jolis amants
    Rumba Cha Cha, donne, prend, exige, oblige, offre ses dires qu'elle porte au vent
    Rumba Cha Cha, je crois que mon poème ridicule trop pour elle dédié se sent pris



    Installée dans la chambre Turquoise du Grand Hôtel De Paris
    Il parait qu'elle s'y rend gaiement chaque fin de semaine
    La gloire l'attend des heures durant par ses fidèles admirateurs
    De sa profonde force, elle se fait à l'exercice et entame alors les critiques
    Elle donne de sa superbe, et des discours sans soucis
    Elle sait qu'on approuvera toute discussion qu'elle amène
    Dans le monde des hauts débits, elle est Reine à toute heure
    Elle siège et dirige, personne n'a le droit de contredire ses piques

     

     

     


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    Je suis dans la pénombre et seul mon cœur en émoi
    Les bruits de la terre durant la nuit perçoit
    Le silence, je m'éveille et sens une tiédeur sous mes draps
    C'est ta chaleur que je saisis là tout contre moi
    Je rêve ou la réalité me donne le feu de ta présence
    O mon aimée ! De mon fol amour, tu es la chance !
    Tu es la paix, tu protèges tout en toi
    D'une sagesse pour chaque jour qu'un soleil inonde ta foi
    Tu m'arroses d'amour, de bonté, j'absorbe tout et chante
    Quand tout s'endort et s'achève avec la nuit calmante
    Quand les lumières portent un paradis artificiel, le silence vient
    Aucune voix ne se fait entendre dans ce crépuscule urbain
    Que m'importe si je ne suis qu'avec toi à mes côtés
    Que m'importe si ton amour est toujours pour moi dédié

    Si du crépuscule tout doit s'en aller et se briser
    Je ne conserverai que les merveilleuses heures exprimées
    Dans l'océan de mes souvenirs amers mais si consolants
    Je plongerai souvent pensant à cet amour qui se faisait pour moi à chaque instant
    Je pourrai en rire, je chanterai et m'apaiserai, car un nouvel enfant renaîtra en moi
    Par cette ardeur que j'ai eu et j'aurai en me rappelant toi

    La quête de cet amour m'apporte un nouvel espoir
    Quand mon cœur pleure d'avoir a chercher le Paradis
    Il m'arrive un doux message pour m'y diriger et m'y recevoir
    De la jeunesse de ce bel amour un incertain trajet s'annonce pourtant ici
    Je festoie donc ce vif sentiment a travers les rires
    Avec quelques fleurs du jardin comme de singulières pensées
    Je conçois que la Mort viendra nous séparer nous faire pleurer de son ombreuse fatalité
    Cette mort sombre auquel chacun devra s'asservir
    Et fièrement on ne pense qu'à vivre l'instant de gaieté de joie
    Je te savoure ma bien-aimée tant que nous sommes réunis sans cette fatale Loi
    De toute nouvelle connaissance qui s'approche
    On veut futilement, pauvre enfant, que cela dure l'éternité
    Tout garder a soi pour de longues années
    On ne pressent pas que paraîtra une inéluctable anicroche

    Tous en quête d'immortalité
    Depuis la perte du Paradis
    On doit savoir partir vers l'ailleurs
    D'un amour qui sera et vivra de bonheur
    Je garde le peu d'aimer enfoui en mon esprit
    Ce bref plaisir tant qu'il se pourra

    Je suis dans la pénombre et seul mon cœur en émoi
    Les bruits de la terre durant la nuit perçoit
    Le silence, je m'éveille et sens une tiédeur sous mes draps
    C'est ta chaleur que je saisis là tout contre moi
    O mon cœur donne moi pour toujours et là des nuits
    Où je serai encore si prés de ta vie
    Tu me donnes la paix, tu possèdes l'art du bien en toi
    Tu apportes avec tous tes atours une certaine foi
    Que tu sèmes d'amour, de bonté, je cultive ce tout et te chante
    Quand tout s'endort et s'achève avec la nuit calmante
    Quand les lumières portent un paradis artificiel, le silence vient
    Aucune voix ne se fait entendre dans ce crépuscule urbain
    Que m'importe si je ne suis qu'avec toi à mes côtés
    Que m'importe si ton amour est toujours pour moi dédié

     

     

     

     


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    Au début de chaque belle aventure
    C'est l'enthousiasme et la joie, la découverte, la nouveauté
    Tout nous va et on est heureux de se lancer
    Puis on va de premières désillusions en bien d'autres, tout se craquelle sur la belle peinture
    Le charme de contes de fées devient un cauchemar
    Le quotidien des petits travers réels qu’on ne s'imaginait pas venir s'installe
    Et nous, on déprime, on se rend mauvais, on veut se faire la malle
    Et les "nervous breakdowns" achèvent le drame quand on en a marre

    Où trouver la consolation, le réconfort dans cette tragédie
    Y a-t-il un être humain qui nous aidera, pourra aimer et nous soutenir
    Même si ce n'est que quelques moments dans notre martyr
    Dans cette vie d'intensité qui nous rompt et nous affaiblit
    Au début de chaque belle aventure
    C'est l'enthousiasme et la joie, la découverte, la nouveauté
    Tout va dans le petit monde de nos mesures
    Puis on va de premières désillusions en bien d'autres, tout se perd à jamais

     

     

     

     


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    Entendez-vous les tristes interminables chants de Tyrtée
    Qui, accompagné d’Enyo et de Pallas
    Mène toute une troupe de fous guerriers
    Vers notre pays où l'on veut que tout trépasse.

    Le pays est envahi par d’hostiles gens
    Qui veulent assouvir leur martiale croisade
    Chaque résistance amène des attentats, des fusillades
    Des morts inutiles pour la gloire d’un soi-disant.

    Il était magnifique et accueillant notre bourg
    Avant leur arrivée, leur vengeance rusée.
    Chacun respirait la joie d’y vivre toujours
    Avant que cet empire ne fût rasé.

    Entendez-vous les tristes interminables chants de Tyrtée
    Qui, accompagné d’Enyo et de Pallas
    Mène toute une troupe de fous guerriers
    Vers notre pays où l'on veut que tout trépasse.

    Le temple de Janus a été réouvert
    Le pays subit une révolution sanguinaire
    Qui impose son pouvoir de stratocratie
    Refusant toute liberté à l'occidentale démocratie.

    Quel fou d'attaques fera son pays débellatoire
    Parmi ces multiples ennemis belliqueux
    Camisades, maraudes, massacres pour le désespoir
    Du pays accaparé de leurs conflits nombreux.

    Il était magnifique et accueillant notre bourg
    Avant leur arrivée, leur vengeance rusée.
    Chacun respirait la joie d’y vivre toujours
    Avant que cet empire ne fût rasé.

    Espérons que le temple de Janus fermera leur félonie
    Notre pays survivra dans l'amour loin des attentats
    Nous trouverons le pouvoir d'aimer Hallelujah
    Effaçant toute atteinte à notre démocratie.

    Entendrez-vous nos mélodieux chants contre Tyrtée
    Qui, abandonné d’Enyo et de Pallas
    S'effacera devant de joyeux non guerriers
    Nos danses, musiques et fêtes changeront les angoisses.