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    Torride été, il fait déjà bien chaud sur la plage où je me suis allongé
    Tôt venu ce matin pour y goûter un peu le calme avant tant d'arrivées
    Je me suis installé près d'une dune pour y trouver de l'ombre si nécessaire
    Je viens profiter de l'endroit dès potron-minet, m'échappant de la cohue somnifère

    Tu es apparue par ce plaisant matin, tu t'es installée à mon voisinage
    Seuls pour une ou deux heures nous avons commencé notre bavardage
    Vers les midis ardents, pendant notre tête-à-tête tu m'as proposé un rafraîchissement
    C'est vers le proche bar que je pensais t'accompagner mais pas à ton emplacement


    A ton hôtel nous avons été consommer non le breuvage que tu avais promis
    Mieux encore, nos deux corps enlacés, nous nous sommes désaltérés d'une envie
    Cette envie qui nous amena ici dans la chambre d'une récréation opportune
    Un besoin que nous avons ressenti en nous révélant près de la dune

    Tu voyais en mon maillot de bain grandir une forme appréciable
    Qui te faisait aussi éprouver une sensation chaude et agréable
    Ce libertinage à l'ombre de ta chambre nous a lié tout cet été
    Et le souvenir estival reste pour toujours en moi gravé

     

     


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    Les vendanges commencent et l'air se fait déjà frais
    Dès lors on perd les jours longs de l'été encore si proche
    On rêve simplement d'un peu de la chaleur des belles journées
    Les estivants reviennent après les vacances qui s'effilochent
    Mon amour, moi aussi je reviens vers toi, ton accueil m'enflamme
    Toi qui m'apporte le don de toi et ton feu en ces frais soirs d'automne
    Tu me donnes de ton cœur tout ce qui me réchauffe l'âme
    Et je savoure toutes ces exquises envies que tu m'occasionnes.

    Allongés sur le lit, on se dénude, commencent alors nos tendres ébats
    Nous allons nous chérir pour une nouvelle et merveilleuse fois
    La nuit devient froide alors qu'entre nous déjà le bouillant appel
    De nos deux corps fiévreux de volupté donne à notre appétit des ailes
    Atteindre le septième ciel en se nourrissant des goûts de l'autre
    Atteindre un nirvana d'automne qui assure l'exaltation qui est nôtre
    Le tourbillon de nos sens nous embarque vers un adorable voyage
    D'escales libertines en pauses stimulantes nous alimenterons nos vagabondages.

    Les vendanges recommencent et l'air est déjà trop frais
    Les jours longs de l'été se perdent avec octobre venu
    On rêve gentiment de la chaleur de nos corps embrasés
    Du feu absent en ces froides journées qui s'atténuent
    Mon amour, je suis encore là pour nos heures qui s'enflamment
    Nos heureuses voluptés qui doucement nous bouillonnent
    Nos cœurs portant toujours ce qui réchauffe nos âmes
    Merveilleux espoirs ardents en ces frais soirs d'automne .

     

     

     






  • L'hiver s'en va, il passe, voilà le printemps qui se signale
    Les plantes de nos jardins et forêts vont recommencer à pousser,
    L'hiver passant on se réveille et déjà on sent des ailes se déployer
    Revivre et se préparer dès lors pour ces mois de l’année d'ensoleillement estival

    Les fleurs vont recevoir les premières bienfaisantes pluies
    Toute la nature autour de nous semble renaitre enfin
    Nous aussi recevons ces bienfaits de la vernale saison chaque matin
    Les jours s'allongent et la sève monte déjà en nos corps endormis

    Au Printemps je ne pense qu'à toi, toi qui m'a, en cet après midi printanier, goûté
    Toi qui m'as fait naître, m'enthousiasmer toute mon existence par cet amour grisant
    Cette renaissance saisonnière me rappellera toujours comment tu as su m'apprivoiser
    Me chérir dans une couche improvisée, au fond du foin notre candide amour fût brûlant

    Tu as engagé des caresses en parcourant mon corps de tes baisers intimes
    J’ai pris moi aussi en bouche tes délicieuses courbes dont je suis amateur
    Mon dard insecte prés de ton bouquet s’approcha d’un bonheur sublime
    Puis tel un horticulteur j'ai pénétré en ton jardin secret pour y cueillir la fleur

    Moi, ton maître, j'ai bien voulu ressentir l'étrange parade, j'ai tant adhéré à ton ivresse
    J'y ai répondu alors de ce que tu venais de m'initier en ce jour de notre attirance de jeunesse
    Oh Printemps ! Jolie saison de l'éveil, de l'émoi et des infinis désirs de tout amoureux
    Tu fais tant chuter dans d'inouïes extases qui pourtant ouvrent l'Olympe des Dieux

     


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    Il fait trop froid dehors en cet hiver déjà commencé
    Je préfère rester sous la couette avec toi mon adorée
    Là, tout deux à se réchauffer alors que nos cœurs s'embrasent
    Et donnent l'émoi à nos prologues qui peu à peu s'improvisent cocasses
    Près de la cheminée le chien s'étire heureux et s'endort dans cette douceur
    Le chat près du dogue lui aussi se réjouit totalement de ce feu du bonheur

     

    La neige commence à tomber, le vent souffle et agite les petits flocons
    Qui donnent au sol de nos rues la couleur blanche que nous contemplons
    Dans tout ce laiteux halo les quelques pas des badauds sont vite recouverts
    La pluie des flocons se fixe sur les visages des passants pressés dans cet atmosphère
    Dans le berceau de nos ébats, là où est né notre passionnel sentiment nous dormons
    Tel les ours ensommeillés à la saison froide, de notre sieste pour mieux se reconquérir

     

    Cette volupté, ce calme et ce petit peu d'apaisement qui nous gagne nous apprécions
    Comme l'hiver anesthésie la terre aussi bien que nos habitudes, le printemps fera tout repartir
    Mon hiver, pas trop estimé de ton climat glacial pourtant ta part aussi tu nous donnes
    Ralentir les sols pour mieux renouveler nos semailles, un répit dans le tourbillon des entrains,
    Paralyser les mauvaises ardeurs pour que la paix puisse deux mois subsister enfin
    Il faut te commémorer aussi, tu n'es point mon automne (monotone)

     

     

     


  •  

     
    J'ai constaté du ciel d'hier soir tombant la morosité
    J'ai respiré l'air de la mer, senti la terre et la chaleur en ma maison m'a fait m'étourdir
    J'ai entendu les vagues sur le sable arriver et le cri des mouettes moqueuses
    Parmi toutes ces sensations j'ai pleuré tout ce jour d'une vieille rengaine

     

    Cette mélodie que l'on chante lorsque nostalgique et affecté
    Tout nous donne l'envie de quitter, d'abandonner nos las souvenirs
    Je me suis senti si brisé loin d'une allure habituellement joyeuse
    Et de ces pensées rien ne pourrait m'évader je reste en peine

     

    L'instant de nos bonnes heures me revient dans ma balade forestière
    Je me sens vain, m'en désole tant que je veux mourir ici, en plein air
    Me tournant légèrement vers mon chemin de sombres idées me venaient en tête
    J'ai vu les pins qui au nord se tenaient fiers devant ces célestes nues en fête

     

    Toute l'après midi, je les ai fixés beaux, solides ils résistent au vent fort
    Leurs cimes noires pourtant assombrissent la vue du doux ciel bleu
    J'ai ressenti tant de paix se dégageant je suis resté jusqu'au soir, tard avec eux
    Je me suis découvert soudain heureux et mieux qu'alors

     

    J'ai souri sans ne plus jamais éprouver l'envie d'aller pour toi mourir
    Je revois un espoir pour ma vie et m'en retourne vers la maison
    Je rentre au petit matin vers l'avenir qui me porte, j'esquisse une petite chanson
    Je vous en serai gré chers pins sous un ciel étoilé de m'avoir, toute la nuit, éloigné du pire

     

    J'ai constaté qu'avec ce ciel et ces pins laissant ma morosité
    J'ai respiré l'air frais de la nuit, senti la terre et la chaleur de cet été à m'en étourdir
    J'ai entendu les vagues de vent souffler sur la flore avantageuse
    Parmi toutes ces sensations j'ai fredonné ma nocturne rengaine

     

    Cette mélodie que l'on sent lorsque nostalgie et bonheur viennent s'attacher
    Pour nous donner l'envie de continuer, jouir de nos bons souvenirs
    Je me suis senti de nouveau heureux reprenant ma nature souvent joyeuse
    Loin de toutes mes tristes pensées je me suis évadé enfin de ma peine
     
     
     
     

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    La Belle au bois dormait quand Cendrillon dansait
    Dans la nuit épaisse Blanche Neige s’enfuyait
    Une princesse d’une peau d’âne s’enveloppait
    Il était une fois commençait, recommençait.

     

    Grâce à la Belle, en Prince, la bête fut transformée
    Par les sept nains Blanche Neige fût protégée
    Au bal, Cendrillon avec le Prince valsait
    Il était une fois commençait, recommençait.

     

    Par le Prince la Belle Au Bois fût réveillée
    L’Ogre tué par Chat Botté et P’tit Poucet
    Par ses frères l’épouse de Barbe Bleue fut sauvée
    Il était une fois commençait, recommençait

     

    En cygne, Vilain Petit Canard fut changé
    Par le Loup, Petit Chaperon Rouge fut mangée
    Suivant le Lapin Blanc, Alice put voyager
    Il était une fois commençait, recommençait

     

    Par le bucheron, Petit Chaperon Rouge fut délivrée
    Hansel et Gretel dans son four la sorcière ont bien brulée
    Dans la mer, La Petite Sirène trouva sa vraie destinée
    Une Grenouille redevient Prince par un baiser

     

    Les enfants aiment écouter les contes de fée
    Racontez les belles histoires que vous savez
    Chacun de nous a besoin de s’émerveiller
    Il était une fois sera toujours demandé
     

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    Je me suis perdu au plus profond de ton coeur
    En t’y recherchant, douce et tendre Diane.
    Tu es envahie d’une candeur profane
    Qui vagabonde dans un éphémère bonheur.

     

    Tu dors ton sommeil sans me laisser t’inspirer
    L’amour qui m’ouvrira ton précieux paradis
    Dors ton sommeil, belle enfant, douleur de mes nuits
    Dès que l’aube se lève, Tantale doit oublier

     

    Que seule, tu t’éveilleras par ce clair matin
    Sans jamais connaître notre belle et douce nuit,
    Je la garde dans un souvenir infini.
    Ta jeunesse et ta beauté feront mon chagrin

     

    Je me suis perdu au plus profond de ton coeur
    En t’y recherchant, douce et tendre Diane.
    Tu es envahie d’une candeur profane
    Qui toujours restera mon éphémère bonheur.
     

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    Une nuit, une belle, agréable, sainte, douce nuit elle décida de déménager sa chambre car elle voulait paraître bien : elle voulait que toute sa chambre fût nette, fût propre pour le cas où le visiteur vienne soudainement ...

    plus rien n’avait vraiment d’importance : elle déménageait.

     

     

     

    Sa mère dormant près d’elle venait d’avoir un malaise, un mal étrange qu'un docteur devait diagnostiquer et définir. En dehors des crises sa mère était en bonne santé ne paraissant nullement malade, rien n'avait été découvert, ce mal ne pouvait donc qu'être discerné durant une crise. Il fallait téléphoner au médecin dès que le malaise apparaissait pour qu'il ait le temps de venir le constater (le docteur était un voisin). Elle ne l'avait pas encore appelé mais faisait plutôt place nette avant qu'il n'arrivât. La pauvre malade tremblait, se gigotait dans tous les sens, inconsciente, elle aussi à sa façon commença à déménager.

     

     

     

    Le docteur qui allait entrer dans la chambre verrait le désordre. Elle déménageait. La pièce allait être propre, belle, d'agréable apparence. Des tas, des tonnes de vêtements se promenaient de la chambre vers le salon, des vêtements qu’elle avait emmagasiné on ne sait pourquoi ? Un stock d’habits qu’elle avait engrangé un jour, ou une nuit peut-être ?

    Le docteur sera interdit de salon, interdit au nouvel hangar de vêtements.

     

     

     

    Dans ce mal aise, il se réveilla et, à demi-endormi, il vit à travers la porte entr'ouverte de sa chambre un portant rempli de vêtements qui roulait dans le couloir, et une petite tête qui en dépassait. Il crut apercevoir un cambrioleur qui déménageait leur appartement. Il était bien camouflé dans les draps, le voleur n'avait pas vu qu'il était là, dans sa chambre d’enfant de bonne famille, il courut alors chercher la carabine de son père dissimulée sous son armoire : il ne tira qu'un seul coup avec la vieille carabine mais il réussit à abattre le voleur ... il découvrit qu’il venait de tirer sur sa déménageuse de mère, et que grand-mère venait encore d’avoir un malaise.

     

    Il ne put jamais comprendre pourquoi maman déménageait ses vêtements en plein milieu de la nuit pendant que mamie faisait un malaise.

     

     

     

    Trois semaines d’hôpital et voilà notre déménageuse en pleine forme, à nouveau de belle apparence, elle n'avait été touchée qu'à l’épaule par son maladroit de fils. Et le père dans tout ça. Il est vrai que je ne vous en ai pas beaucoup parler du père, si présent tout en étant à la fois absent.

     

     

     

    Et bien, le père, lui, il nettoyait ...

     

     

    ................................ A SUIVRE

     

     


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    Au moment où commence l'histoire, Madame séjournait encore à l'hôpital, Monsieur, après avoir travaillé la nuit au Casino, rentre à 8 heures 30 le matin pour se coucher et bien dormir sa journée.

    Mais ce jour ne sera pas celui de son repos quotidien, il a a faire, il a affaire

     

    Monsieur s'agite, remue, s'affole, il devait vite nettoyer l'appartement.

    Pourquoi cette hâte ? Pourquoi aujourd'hui ?

    Surtout qu'il n'est pas du tout homme de ménage, son épouse, elle, c'est la femme des ménages.

     

    À 10 h 30 des ouvriers venaient installer une nouvelle chaudière,

    il ne fallait pas qu'ils puissent voir le désordre qui régnait dans l'appartement, désordre qui est le principal sujet des maintes disputes dans leur couple : Madame estime que l'appartement n'est pas du tout sens dessus-dessous, elle fait de son mieux pour le rendre convenable. Monsieur, lui, estime qu'il y a toujours quelque chose qui traîne, rien n'est rangé ou à sa place dans cet appartement, il passe son temps à remettre les choses en place ou à les changer de place. Madame devait cacher un magot.

     

    Monsieur donc, commença le nettoyage plein d'ardeur, d'humeur avec cette petite idée dans la tête. Une énorme poutre venait de se loger dans son appartement lui qui était toujours le premier à voir la paille dans l'oeil du voisin. Avec l'humeur d'un nettoyeur en ce doux matin d'avril, il nettoyait comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Il retournait tout de la cuisine au salon.

     

    Que cherchait-il ?

    Il s'imaginait trouver peut-être un trésor.

    Les ouvriers auraient intérêt de bien noter la propreté des lieux.

    Sous l'évier

    il trouva des éponges, une serpière et le fameux produit miracle que sa Dame utilise pour nettoyer les lavabos, laver le sol, lustrer ...

     

    Midi sonna à la pendule du salon,

    il avait été tellement absorbé dans son remue-ménage de printemps qu'il ne s'aperçut pas du temps qui avait passé.

     

     

    Mais où étaient les ouvriers ?

     

     

    Essoufflé et perplexe, il téléphona à sa femme à propos de l'installation de la chaudière,

    elle lui confirma qu'elle sera installée le 11 mai ...

     

     

     

    Abattu, il s'écroula dans le fauteuil du salon.

    Il venait de réaliser qu'il s'était trompé d'un mois.