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    J'avance et j'erre de mon pas léger
    Je marche loin du monde urbain
    Sur une route qui s'ouvre je me promène
    Chemin faisant
    Je goute aux saveurs de l'endroit
    Aucun souci en tête uniquement de la joie
    Un loisir qui se donne le temps
    Et ces longues minutes qui viennent
    De la beauté de la nature chanter le refrain
    Je garde en mon cœur ce moment à jamais

    J'avance et je parcours tant d'allées
    Je marche dans toutes les forets
    Sur une route que je prends je pars
    Chemin du hasard
    J'écoute les chants mélodieux
    Des oiseaux et observe les animaux des lieux
    Les arbres et les plantes que j'aperçois
    Me livrent les secrets de ces bois
    Beauté de la nature qui me laisse rêveur
    Je garde en mon cœur tout ce bonheur

    J'avance et je mémorise des merveilles
    Je marche vers toi, belle nature
    Sur la route je vais chercher ton plaisir
    Chemin de la vie, de la terre
    J'aime tes champêtres félicités
    Des villes j'oublie l'effet aux yeux, au nez et aux oreilles
    La végétation domine et perdure
    Du béton, du ciment rien ne peut pousser, grandir
    Des beautés de paysages il faut conserver l'univers
    Je garde en mon cœur des espaces la diversité



     

     

     


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    J'ai l'impression que la terre se met à trembler
    Autour tout parait se secouer, me voilà perdu
    Les gens se dépêchent, ils veulent vite rentrer
    Trop occupés à leurs pensées ils filent dans les rues

    Dois-je suivre le mouvement et la foule imiter là ?
    Dois-je me bloquer et manifester devant eux ici ?
    Dois-je montrer que moi j'existe aussi ?
    Dois-je prouver que je fais partie de la société ici-bas ?

    Dois-je seulement patienter que tu viennes à moi ?
    Dois-je regarder les choses venir et espérer un secours de toi ?
    Dois-je attendre ton passage et observer l'horizon ?
    Dois-je m'immobiliser avant que tu ne me ramènes à la maison ?

    Si la terre se met donc à se secouer
    Si autour de moi tout tremble, moi, je t'attendrai
    N'importe quel cataclysme ne m'enlèvera pas ma volonté
    Personne ne m'occupera ailleurs, ma force est de t'espérer

    Si je dois tomber d'au milieu de la terre
    Si en ma tête tout chamboule et je m'enfonce profond
    Mon cœur résistera et me remontera d'un quelconque univers
    Ma vie se perd, mon âme s'éteint, mais je repartirai d'un bond

    De cette impression vaine que mon monde chancelle
    Autour de moi tout parait se perdre, je soigne mon bonheur
    Dans ce flot de passants, si tout disparait et se meurt
    Je reviens vers toi en mes tendres pensées et je t'appelle

     

     

     



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    Je tourne, me retourne et vérifie
    Tout ce qui là apparait
    Je vais et je viens sans oublier
    De mettre tout par écrit

    État des lieux
    État du mieux
    État parfait
    État mauvais

    Le tour du propriétaire
    Sans revenir en arrière
    Laisser ce monde incroyable
    Si j'en suis encore capable
    Je tourne, me retourne et identifie
    Tout ce qui me plaisait
    Je vais remarquer
    Ce qui cloche et je m'enfuis

    État des lieux
    État fallacieux
    État des faits
    État du laid

    Le tour de ce domaine à faire
    Sans parvenir à quitter son aire
    Laisser là le bonheur
    Si j'en ai encore le cœur
    Je tourne, me retourne et prie
    Pour qu'un nouvel heureux
    Prenne possession de ces lieux
    De cette terre que j'ai tant aimée ici

    État des lieux
    État merveilleux
    État perdu
    État vendu

     

     

     

     

     

     


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    Je suis Fou
    Si je vous dis
    Que je prends cette vie
    Avec des mots doux

    Je Suis Fou
    Si je n'écoute pas vos maux
    Si je reste toujours heureux et oublie
    Quand viennent les peines et les cris
    Ma tristesse reste à moi, je la cache trop
    Fou je suis, c'est tout

    Que les ignorants aux grands avis
    Pestent et me condamnent déjà 
    Si je préfère le rire là-bas aux larmes d'ici
    Si je sais trop le poids de certains dégâts
     
    Il me faut du bonheur mes amis
    Pour oublier que la vie n'est pas si rose
    Oublier la dureté et la tragédie que chacun vit
    D'un petit sourire le cœur explose

    Sauver le jour d'un rire à l'occasion
    S'amuser de tout et de rien
    Et en faire de petites poésies
    Oublier ce mal qui s'impose dans la vie
    Rebondir et trouver l'œuvre suprême qui fait du bien
    Le Fou est vraiment l'animal doué de raison

    Apporter toute la joie
    Pour faire un monde royal 
    Remonter le moral
    Offrir la bonne voie

    Je suis Fou dans cette trop grande maison
    Je suis amour contre leur guerre
    Je suis loin de leur haine contre leurs frères
    Je suis un crapaud qui coasse une fade chanson

    Si le Fou vous apporte un bien-être
    C'est que parmi tous les méchants
    Il a son petit poème pour vous amuser
    Il donne de sa jolie écriture contre ces niais
    Il est d'ici ou de là toujours présent
    A demain ou tout à l'heure, peut être

     

     

     

     

     

     


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    C'est un animal politique
    Du genre chaotique
    Ce président si volontaire
    Qui notre république gère

    En 2017 il fut l'élu idéal
    Face au rassemblement national
    Son règne entraîne depuis confrontations
    Colères, grèves et manifestations

    Le chaos est son état de grâce
    Il se croit trop au-dessus de la populace
    Il ne tient pas compte de ces gueux
    Sans aucune richesse, les affreux

    Il n'écoute que lui
    Il faut suivre ou ne plus être ami
    Dès que des avis sont différents
    Il se détourne, en oublie les éléments

    Son gouvernement a la science infuse
    Contre ce peuple qui abuse
    Têtu il demeure à tout décider
    Sans jamais reculer

    Il ne voit pas qu'ici-bas la diversité
    De la société il doit bien l’aménager
    Monsieur le Président va et parcourt
    Son mandat d'incompétence sans retour

    C'est un animal pathétique
    Du genre catastrophique
    Ce président conflictuel
    Que notre république querelle


     

     

     



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    La bête est là
    Tapie dans l'ombre et voit
    Surveillant tous les écrits de bon aloi
    La bête savoure les réseaux sociaux et les médias
    Se délecte de ce qu'elle voit du peuple s'échapper
    Elle vient alors prêcher sa bonne parole et sait menacer
    Réprimander, donner de l'avis pour excommunier
    Elle désavoue certains écrits sans bien le tout contrôler

     

    Las, nous sommes de ces agissements
    Est-ce un réel plaisir des vents
    Parfois d'affronter la prose d'un Jourdain médisant ?
    Il colle sa prétendue Morale dans nos plans
    Nous donne de la Vertu de sa critique manière
    Nous sanctionne sans aucun retour en arrière
    Cette bête n'a aucune réelle puissance dans sa guerre
    Qu'elle balance son fiel, demain tourne déjà autre l'univers

     

     

     

     

     


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    Un crétin d'hier
    Ou un crétin d'aujourd'hui
    Cela restera l'abruti
    Qui se mêle de tes affaires

    Un crétin du passé
    Ou un crétin du futur
    Toujours là pour empêcher l'aventure
    Pour annihiler ce que tu fais

    Les crétins se multiplient dès lors
    Qu'un chef de groupe est trouvé
    Ils vont se réunir et vont aimer te détester
    Haïr ce qui en toi a pu devenir or

    Les crétins bannissent ton génie
    Ils te portent si bas de leurs cris hauts
    Ils s'excitent tant de leurs vils mots
    Sots comme ces critiques qu'ils charrient

    Un crétin d'hier
    Ou un crétin d'aujourd'hui
    Toujours un roi de l'univers
    Qui t'offre modestement son dépit

    Un crétin du passé
    Ou un crétin du futur
    Grand ordonnateur d'âneries qui tente de bloquer
    Ton avancée la jugeant contre nature

     

     

     

     

     


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    Mes yeux, vous pleurez car il souffre mon cœur
    Il ne battra plus comme avant sans cet amour
    Je perds ma passion depuis ces quelques jours
    Un grand trouble abat ma petite part de bonheur

    Mes yeux, vous les premiers furent les témoins
    De l'aventure où l'air vainqueur je m'embarquais
    J'ai libéré ma folle âme tant j'y croyais 
    Sans voir que la belle s'éloignait de mon chemin

    Elle se promenait, marchait loin de mes yeux
    Sans me laisser lui faire mon discours amoureux
    Savait-elle que mon cœur sot fut tant en émoi ?

    Je me plains de douleur pour ma faute, je gémis
    Pour ces mots que je n'ai dit à la belle enfuie
    Je suis le seul vrai coupable des peines en moi




     

     

    Poème inspiré du Sonnet LXXXIV  
    De Francesco Petrarca  
    "Il Canzoniere"  

     

     

     

     

     

     

     


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    Rencontrer l'âme sœur qui va déclencher
    Ces envies de ne plus rien respecter
    Pour entreprendre ces jeux lubriques se cacher
    D'extases en fantasmes excentriques s'assumer

    Braver en cachette les interdits
    Aller découvrir ce plaisir recherché
    Atteindre en euphorie un Paradis secret
    Ensemble être agréablement surpris

    Pas de scénario précis attendu
    Du vague dans nos fantasmes flamboyants
    A l'instant faire ce qui s'offre maintenant
    Finir dans l'état de ce bien être reçu

    C'est un péché bien trop souvent condamné
    Se faire l'amour n'est pas publiquement éduqué
    Il se faut l'apprendre soi-même et difficile de résister
    Au plaisir de s'aimer dans l'indigne et la volupté