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    Des pages blanches, quand j’écris et ne trouve l'inspiration
    Des pages noires de mes délires d’écrivain sans traits ou vraies couleurs
    Des pages enfin colorées d'amour, de tristes allégories qui viennent et se meurent
    Sur un papier laissé là d'un simple reflet de ma création

    L'auteur fait sa besogne par ses écrits sages ou pleins d'exaltations
    Vraie preuve qu'il y est passé et se jouant de la moindre douleur
    A couché sur son ouvrage d'inquiétantes bluettes ou de grands bonheurs
    Un pain quotidien pour le peuple dévoué a sa littéraire imagination

    Quelles causes dévoilées entretiennent les auteurs ?
    Des milliers d'apparats qui s'envoleront au vent d'ailleurs
    Des journées ou soirées passées à lire, feuilleter en joies épaisses

    L’œuvre qui s’étale enfin a vos yeux pleins de lueurs
    D'impatience fébrile pour acquérir la matière et ses pièces
    Je vous offre cocasseries et drames en mes œuvres lâchées, chers admirateurs

     

     

     

     


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    A petits pas
    Je laisse les tracas
    A petits pas
    Je quitte le brouhaha
    A petits pas
    Je ne suis plus là
    A petits pas
    J’atteins mon Nirvana

    Je marche et je vais
    Je fuis ce qui m’a abimé
    Cette piste rare est enchantée
    Ce sentier me plait déjà où j’irai

    A petits pas
    Je parcours cette toundra
    A petits pas
    Je me fixe un secret agenda
    A petits pas
    Je prends ma vie nouvelle, alléluia
    A petits pas
    Je ne veux plus de tous ces blablablas

    Je parcours l’espace de ces hauts lieux
    A mes maux d’antan, je dis adieu
    Ce qui détruit je l’emporte loin de mes yeux
    Je me réjouis à entendre des airs mélodieux

    A grands pas
    Je commence à faire de larges pas
    A grands pas
    Je décide de partir, de fuir loin de tout ça
    A grands pas
    Je flânerai sur une Symphonie ou un bel Opéra
    A grands pas
    Je promènerai sur ma vie une brave œuvre qui me comblera

     

     

     


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    La petite grenouille est morte ce dimanche après midi
    La petite grenouille a été suicidée par l'ignominie
    Une bête sournoise, méchante l'attendait à l'orée du bois
    Pour de sa carcasse s'abreuver dans l'allégresse de sa victorieuse joie

    La petite grenouille innocente sautait de nénuphar en nénuphar
    Sans se soucier qu'on pouvait ainsi l'assassiner dans sa mare
    Dans le journal, la nouvelle attriste parmi de plaisantes images
    Parmi les articles à divertir tout se tait ce dimanche tout est si sage

    La mort de la petite grenouille vient de porter le glas
    Et il n'y aura plus jamais de joie dans son pays d'éclat
    La mort de la petite grenouille fait tout disparaître
    Du charme de cette nature et de tout son être

    La petite grenouille gentille et toute aimante même avec l'immonde
    N'en veut point a son exécuteur, elle ne le juge pas comme il l'a fait
    Le maître de justice qui voit et sait tout de son monde
    Lui seul décidera divinement de sa part d'éternité

    La petite grenouille est morte ce dimanche après midi
    Sans rien demander elle s'est laissée dériver sans un cri
    Son existence joyeuse l'a quitté, doucement elle est partie
    Ayez une petite pensée, elle vous sourira de son paradis

     

     

     

     


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    Qu'il est triste ce petit monde où nous vivons
    Nous, humains ne pensant qu’à gloire et puissance.
    Toujours se croire au-dessus de ses congénères
    De tels rêves sont si beaux mais trop souvent mauvais.
     

    Bien des humains perpétuent le mal, ils en font leur patron
    Ce petit vice qui détruit, gère d'autrui la pensée, l'existence.
    Loin de nous est alors le jardin que notre père
    Espérait ouvrir sur notre terre à jamais
     

    S'il y a encore du bon qui réside en nous
    S'il prête à refaire l'Eden de notre autrefois
    Si l'on change et devient ce vrai humain
    Enfin l'Amour Divin reviendra pour qu'alors ...


    Poussent les fleurs même écrasées par de vils fous,
    Pour que tout interdit, tout mal s’abolisse d'une seule et vraie foi.
    Dans notre monde qui peu à peu mène sa fin
    Tous nous n’aurons qu’un seul juge : La Terrible Mort


    Une fois parti pour un ailleurs, pour un néant
    Personne ne sait ce qu'il en adviendra
    Petits sots malfaisants qui ne vivent pour rien
    Enfants de Kabbale, vils trompeurs saltimbanques
     

    Vous qui ne pensez qu'a bien exister du présent
    Si la Mort un modeste cadeau vous apportera
    Elle vous fera volontiers découvrir enfin
    Qu’aucune trace de vous sera, lettres qui manquent.

     

     

     

     


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    Richesse de cœur est ta vie
    Richesse du pauvre est une autre abondance
    Richesse des humbles est trop bien cachée
    Richesse de ce monde n'est pas d'ici bas

    Pauvreté n'est qu'un répit
    Pauvreté n'est qu'humaine apparence
    Pauvreté est trop souvent abandonnée
    Pauvreté est ton dieu quand tu ne sais pas

    Richesse en son cœur n’est plus un souci
    Richesse des pauvres quand d’autres dansent
    Richesse qui est un point, un trait
    Richesse de ce monde qui vit son Nirvana

    Pauvreté peux-tu encore offrir l’oubli ?
    Pauvreté n’es-tu qu’un effet de l’ignorance ?
    Pauvreté si souvent déclarée
    Pauvreté ton dieu pleure quand tu ne vas pas

     

     

     

     


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    Dans mon cœur se meurt une amère souffrance
    Sur le chemin de ma guérison resplendit une fleur d'espérance

    Dans mes parcours de vie chaotiques et bien trop funèbres
    Des hauts murs naissent et bâtissent des marches contre mes ténèbres

    Sur mon perpétuel et indolent sentier d’ironie
    J’invoque poétiquement ma muse et quelque génie

    Je leur proclame ma volonté de croire et de m’échapper
    Vers un parfait bonheur à la douce évolution ou ce qui s’en approcherait

    Ne plus souffrir des légères et mornes aventures
    Ouvrir mon âme à mon récit, éteindre cette furtive brûlure

     

     

     


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    Pars et va découvrir l'ailleurs, ô toi qui fus toute mon existence
    Va visiter et parcourir d'autres lieux, toi qui fus mon innocence
    Et tombe des nues en suivant toujours le cours de la vie
    Explore intensément toutes ses belles harmonies

    Pars et va découvrir l'ailleurs, ô toi qui fus tout de mon paradis
    Va visiter et parcourir d'autres lieux, toi qui fus mon unique amie
    Telle une aride pluie qui lave tout a son arrivée
    Un rayon de soleil qui illumine et souffle sa chaleur à mes cotés

    Pars et va découvrir l'ailleurs, ô toi qui fus tout de mon âme
    Va visiter et parcourir d'autres lieux, toi qui fus ma douce flamme
    Brûle en d'autres endroits, si au loin tu quittes mon corps
    Donne moi le meilleur de toi une heure encore

    Pars et va découvrir l'ailleurs, ô toi qui fus toujours à moi
    Va visiter et parcourir d'autres lieux, toi qui fus ma voie
    Et repense a tous les bienfaits offerts à ma petite tragi-comédie
    Souviens-toi des belles années, des belles harmonies

     

     

     

     


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    L'ensemble semble agréable
    Il ne faut pas autre chose
    Il me faut tenir bien raisonnable
    Pour lui parler d'amour, si j'ose

    Ne pas chercher la perfection
    Ce sublime état qui ne vous épargne point
    Il faut trouver la juste mesure de mes actions
    Savoir patienter et mener bien ma barque au loin

    La rencontre s'est faite une nuit
    Où je criais comme le loup en plein bois
    Une apparition soudaine et ce fut l'émoi
    L'amour s'est attaché à moi et depuis je luis

    Sous la lune merveille, je brille, je fredonne un chant
    L'amour pousse des ailes même aux plus récalcitrants
    Faut-il encore douter quand on est amoureux ?
    Faut-il encore se soumettre à la volonté des cieux ?

    L'amour m'est ainsi apparu sans crier gare
    Par ce dieu fort rusé et bon qu'est Cupidon
    Il s'est arrangé pour dans ma vie lancer ses flèches de passion
    Moi si distant avec le bonheur d'aimer, le mériter est-il fait du hasard ?

    Ne cherchez donc pas à vous abîmer la vie d'illusoires harmonies
    Avec le bonheur amoureux il faut vivre comme il surgit
    Pour l'audacieuse et merveilleuse faveur qu'il vous a accordé
    Vivez, entretenez et comprenez le, une longue vie à saisir tout de lui vous épuiserait

     

     

     

     


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    J'ai toujours adoré quand tu venais
    J'ai toujours adoré quand tu me parlais
    J'ai toujours adoré quand tu me regardais
    J'ai toujours adoré quand tu m'embrassais
    J'ai toujours adoré te voir allongée si prés
    Savoir qu'a chaque rencontre tu m'offrais l'éternité
    Quand tu me disais les mots que j'attendais
    Quand l'amour enfin tu me faisais
    J’adore toujours me souvenir de toi à mes cotés
    Pour tous ces bons moments passés où l’on se retrouvait


    J'ai toujours détesté quand tu t'en allais
    J’ai toujours détesté ne pas savoir où tu partais
    J'ai toujours détesté me souvenir de toi au passé
    J’ai toujours détesté revoir ton sourire qui me titillait
    J’ai toujours détesté ce moment où tu me quittais
    Te savoir loin de moi sans revenir j’ai trop mal assumé
    Ce que je déteste le plus c'est ainsi de toi souffrir à jamais
    Pourtant je n'arrive pas encore à t'en vouloir, à te rejeter
    Ce que j'ai toujours détesté le plus c'est de t'aimer
    J'ai toujours détesté t'adorer