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    Au loin, dans un brouillard tel un rêve qui presque s’efface
    Je vois un triste et bien pâle amour de mes années passées
    Planant sous d’inconnus songes dans mes moroses peines
    Il atteint des espaces que seul moi je connais et m’y réfugie

    Dans des déserts mélancoliques que je me construis
    Des visions et des ombres me tourmentent dès qu’elles y viennent
    En brûlant mon cœur d’un feu qui dévore ma tranquillité
    Dans tout mon monde mes amours meurent et passent

    Si un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
    L’univers de ma tristesse a soufflé de ses grandes voiles
    Sur un léger esquif où voguent mes amours
    Tous abordent mon île et demeurent là pour moi

    De mes passions, j’assume les pleurs et les émois
    Quittant ma terre d’exil où je laisse mes vains détours
    Je m’envole vers l’azur, et en cette nuit d’oubli les étoiles
    Me mèneront où l'espérance et la raison j’approcherai

    Laissez-moi pour un temps m'en aller, je balade
    Mon âme angélique qui s’ouvre à l'éternel désir
    J’espère un triomphe dont l’influent attrait n'a point de mystère
    De fuyants fantômes de mes passions dont le charme s’est envolé

    Des ombres apaisantes qui trop souvent m’ont désenchanté
    Je ne veux plus accueillir la douce promesse de leur émissaire
    Je veux me faire à présent une longue joie festive au lieu d'un prompt délire
    Dans mes pensées passagères persiste l’attente d’une séduisante escalade


     

     

     


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    Je dessine aujourd'hui avec un peu de mes couleurs
    D'une touche teintée je peins sur mes textes un décor bonheur
    L'automne s'éveille tout au calme de la saison
    Bleu, vert, orange, noir, rouge ou blond
    Des nuances de l’été la couleur d’or s’installe pour apaiser
    Mieux affronter la triste inertie des fraîches journées
    Quand la nature pastel s'octroie quelques pauses
    De ce frais automnal mon ébauche n'est que mots roses

     

     

     

     

     

     


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    Mes rimes courent ces soirs d'illusion où je me joue cette rengaine
    Mon âme se sent exquise, d'une brève caresse mon poème vit la scène

    Ambitieux héros contre des maîtres du temps, je bataille et soupire
    Je me révolte sur la feuille blanche, guerrier échappé d'un prompt délire

    Je sens le serment sacré qui me lie à ma Muse immortelle
    J'entends sa voix et le bruit lourd des honneurs qui ploient sous son aile

    Brillant message qui fait ou défait une gloire par sa conquête
    Se sentant inaltérable, d'énergie féconde elle n'en est que parfaite

    Toi, couleur de mon imprécise poésie, belle chimère
    Ô Muse des chants épiques, ô Reine d'extases poétiques, ô tu es ma Mère

     

     

     


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    La petite grenouille est morte ce dimanche après midi
    La petite grenouille a été suicidée par l'ignominie
    Une bête sournoise, méchante l'attendait à l'orée du bois
    Pour de sa carcasse s'abreuver dans l'allégresse de sa victorieuse joie

    La petite grenouille innocente sautait de nénuphar en nénuphar
    Sans se soucier qu'on pouvait ainsi l'assassiner dans sa mare
    Dans le journal, la nouvelle attriste parmi de plaisantes images
    Parmi les articles à divertir tout se tait ce dimanche tout est si sage

    La mort de la petite grenouille vient de porter le glas
    Et il n'y aura plus jamais de joie dans son pays d'éclat
    La mort de la petite grenouille fait tout disparaître
    Du charme de cette nature et de tout son être

    La petite grenouille gentille et toute aimante même avec l'immonde
    N'en veut point a son exécuteur, elle ne le juge pas comme il l'a fait
    Le maître de justice qui voit et sait tout de son monde
    Lui seul décidera divinement de sa part d'éternité

    La petite grenouille est morte ce dimanche après midi
    Sans rien demander elle s'est laissée dériver sans un cri
    Son existence joyeuse l'a quitté, doucement elle est partie
    Ayez une petite pensée, elle vous sourira de son paradis

     

     

     

     


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    Au fond de mon esprit existe un doux pays,
    Je m’y rends dès que tu viens là dans ma mémoire.
    Doux et charmant, ce pays me remplit de tendres espoirs,
    Tu y seras tout l’amour que j’en ai appris.
    Je n’oublierai jamais la cité de mon cœur,
    Au fond de mon bel esprit elle demeurera.
    Cette petite maison de mon fou bonheur
    Ne quitte pas mes pensées, je ne vois que toi.

    Dès que notre amour existât, tu fus en moi,
    Tu m'as appris que nous ne nous quitterons plus
    Nous aimant chaque jour maintes et maintes fois
    Vivant de notre passion bienvenue.
    Nous ne cherchions pas ces amours clandestines
    Usées de quelques charmes souvent désuets.
    Notre esprit nous donnât mieux, un pays si parfait
    Où doucement l'amour s’enivre. On s'imagine
    On rêve enfin ce que sera notre vie, notre idylle
    Tant que nous logeons en cet exquis domicile.

    Nos corps réunis ne forment qu’un seul corps
    Enivrés par une étreinte passionnée
    On s’aime chaque fois mieux encore
    Retrouvant nos désirs mutuels de s’aimer.
    L’amour nous est enfin donné possible
    Si nous sommes les seuls à y croire souvent
    Personne ne pourra nous empêcher maintenant
    Cette passion sera écrite sur notre nouvelle Bible

    L’amour que nous nous donnons est la flamme,
    L'hymne à l’envie divine que tu me rappelles
    Je serai pour toi cet amant tant souhaité,
    Ton amour me sera entièrement consacré.
    Fragile souvenir qui chaque jour en nos deux cœurs
    Apporte son fil d'Ariane pour créer notre bonheur.
    Au fond de mon esprit se cache ton visage
    Je sais enfin que nous ne nous quitterons plus
    Formant de nos deux corps un joli paysage
    Libres, nous nous aimerons sans malentendus.

    Au fond de mon esprit existe bien ce pays,
    Rappelle-toi nous n’y trouvons aucun souci
    Des heures et des heures nous découvrons ce monde
    Comblés nous le sommes chaque fois bien heureux.
    Nous ne nous sommes jamais quittés, tous les deux
    Ensemble, nous l'avons construit cette terre profonde,
    Paradis caché au terrain vaste de nos âmes mortelles,
    Temple secret de nos deux désirs mutuels.

     

     

     

     


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    Comme une goutte de vent quand la pluie souffle, je me suis engouffré dans le plus proche abri trouvé, je voulais échapper à l’orage, haut désespoir.

      

    Je découvre alors, étant entré par inadvertance dans cette librairie ancienne, de beaux livres parmi des tonnes d’occasions. Soudain, loin du monde, j'en oublie tous les tracas quotidiens, je me perds des heures dans cet univers de papier. Je souhaite ne pas être dérangé, je lis, je bouquine, et rien ne me fera sortir de ma délectable lecture. Un livre, est un immense univers placé entre nos mains, restant encore et toujours le seul reflet de l’avis (la vie) d’un auteur. Qu’il soit roman ou essai philosophique, livre d’art ou oeuvrette achetée au hasard en gare... tout livre est un paysage reposant, un pays aux merveilles. Le cœur plein de joie, je venais de découvrir ce monde bien caché et insoupçonné pourtant si proche de moi, là à quatre pas. Tout le monde sait lire, il paraît, faut-il encore savoir quoi lire ?

      

    Certains ne lisent que des journaux pour connaître chaque jour les informations fraîchement déroulées, un petit article se lit vite, ça ne fait pas trop de mal aux yeux, on gagne du temps, alors qu’un roman ou une épopée style "Guerre et Paix" ne peut que vous faire perdre votre temps, il y a trop de personnages, trop de détails, trop de lettres, trop de, trop de... je n’ai pas le temps, vraiment pas le temps à lire ces quelque mille pages, et puis j’ai vu le film (d'ailleurs je dévore aussi les nouvelles à la télé).

      

    D’autres ne jurent que par les classiques. Il faut qu'un livre soit encensé, applaudi par la critique. Il lui faut un minimum de 100 ans d’âge. Il doit avoir fait son chemin parmi le peuple pour être sûr qu’il dira vrai, que je daigne m’y intéresser. Il faut surtout que le livre soit ancien pour en garnir ma vieille bibliothèque de 3 000 âmes dont je n’ai au demeurant jamais tourner une seule page. Comme le bon vin, plus il sera vieux, plus il me semblera bon. Plus il sera vieux et très rare (peut-être ?) plus il sera cher à mon cœur, et cher à mon porte-monnaie aussi, mais j’ai les sous, des sous plein mes poches, ....... alors ?

      

    Enfin, les plus bizarres de ces animaux lectants ou bouquetins, comment appeler quelqu’un qui lit ? (Non, ne l’appelez-pas ! Vous le dérangeriez, n’oubliez pas qu’il est en train de lire), cette race d’animaux qui lisent de tout et de rien. Ils regardent la publicité pour ceci, pour cela, ils gobent et englobent tout et achètent, consomment, s’assomment. Il est vrai que certains prix sont modestes, et puis la publicité pour certains ouvrages était belle alors cela donne le besoin, cela crée l’envie de voir par soi-même comment ça marche le bouquin de celui-ci, de celui-là, enfin le produit à Félix (ou Zézette, l'épouse X), l'œuvre de machin, de truc, d’un tel lectuel.

      

    Il faut que je me décide donc à me gaver d'un auteur. Dans un rayon rangé à ma hauteur, à mon auteur, je prends le livre, l’instrument de ma joie, celui que je vois si beau, si doré et brillant, celui qui me frappe les yeux et m’en bouche deux coins. Il me chante l’amour de sa couverture allègre, et à ce titre, je commence à aspirer sa lectance. Je vais partager une vie, des angoisses, des émotions dans mon ouvrage et je vais prendre mon pied. Jusqu’à demain peut-être m’évader, enfin. Je vais l’aimer ou le détester mon petit auteur à moi. Aux premières pages lues, je saurais s’il est l’auteur de ma vie, le seul à me faire m’échapper ailleurs. La réalité, je la trouve si laide que j’ai besoin d’aller ailleurs et de m’inventer (grâce à cette substance autorisée et licite qu’est un livre) un monde où je voudrais tant vivre. Pour que mon esprit ne se fatigue pas de trop, je laisse mon auteur penser pour moi, je ne suis qu’un petit devant les grandes idées de mon auteur, alors qu'il pense pour moi.

      

    Pansez-moi, docteur, je médite enfermé avec mon livre, son livre, et je ne veux que la paix, paix intérieur avec un ouvrage à lire. Je m’en fais désormais ma joie, ma vie, ma petite existence des milliers de mots où je me noie.

     

    Des livres et moi, délivrez-moi.

     

     

     

     

     


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    Je suis un maitre de musique et je joue
    D'une si douce pensée
    Une mélodie que je transmets
    Belle vision offerte sans tabou

    Si des guerriers échauffent leur délire
    Qu'ils offrent des ombres funèbres
    Ma raison voit la joie et joue à travers ces ténèbres
    Du chemin de mon concert je sors un élixir

    Des rêves de soleil se lèvent enfin
    Mêlant des âmes en un mystique espoir
    Dans ce vide immense qui s'apprivoise de victoire
    Ce monde clos et diffus qui enferme le quotidien

    Je suis un maitre de lumière et je veux briller
    D'une si forte manière
    D'une clarté que j'élève en mon univers
    Belle vision qui par moi se fait

    Salut, éclat du jour, éternelle lueur
    Offre le réconfort qui se cherche et de mon oraison
    Donne-moi cette force d'éradiquer la perversion
    Contre ce mal qui sévit et les faiseurs de malheur

    Mes yeux cherchent dans cette pénombre l'aurore
    Mon âme bloquée voit l'issue en cette aube éclose   
    Enfin se lever au jour et accueillir ce qui se propose
    Se tourner vers un autre endroit libre et vivre encore

    Je suis un maitre de poésie et j'écris
    D'une si douce et élégante allure
    Une petite œuvre qui peut, je l'assure
    De ma belle vision revigorer chacun ici

     

     

     


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    Petula Clark - Ma Fete A Moi

     

     

     



    Ce jour est celui de mon anniversaire
    Ce sera une journée que je fêterai mais en sécurité
    Mon weekend de célébration sera sous controle sanitaire
    A cause de ce virus qui circule on ne pourra bien s'amuser

    Une fois dans cette vie je feterai tout seul sans proches
    Sans cotoyer ceux que j'aime, ceux que je connais
    Je ne veux pas a tous mes fetards un masque imposer et m'imposer
    Santé et etre en vie c'est plus important qu'une petite fete qui s'ebauche

     

     

     

     

     


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