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    J’aime une fois le soir tombé
    Regarder au ciel les étoiles s’illuminer
    La nuit permet d’admirer ces brillants joyaux
    Ces étincelantes et précieuses lumières
    En levant mes yeux elles apparaissent toujours si haut
    Placées au-dessus de moi là dans l’atmosphère

    J’aime une fois la nuit arrivée
    Imaginer des milliers de planètes
    Qui remplissent le vaste univers
    Des galaxies inconnues loin de ma terre
    Où je pourrai rencontrer d’autres êtres, voir leurs mystères
     Je ne dois pas être seul dans cette cosmique immensité

     

     

     

     


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    Partis à la guerre en chantant
    Revenus désenchantés pour certains
    Ils ont cru à ce qu'on leur à raconter
    Les guerres ne sont pas dangereuses, non elles tuent

     

    Ils ont cru à cette sincérité de leurs puissants
    Qui les ont conduits à la mort pour rien
    Des peccadilles qui seraient facilement négociées
    S'il ne fallait pas s'abaisser à un traité débattu

     

    Partis à la guerre en chantant
    Ils ne s'attendaient pas à voir l'horreur,
    Les atrocités d'une querelle entre gens supérieurs

     

    Faut-il pour un pays se battre vraiment
    Alors qu'il y a la mort qui rode pour les soldats
    Moi, je déserte ce devoir en fuyant delà

     

     

     

     

     


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    O soleil ! Mais où es tu passé ?
    Dis-moi quelle intempérie éclipse ta présence
    Un clair et agréable temps est bien parti

    Éphémères nuages pour une petite accalmie
    Enchaînement d'averses en nos régions de France
    L'espoir de voir le beau temps s'en est allé




     

     


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    Citrouilles, Citrouilles, Citrouilles
    Des visages gravés sur vous font peur
    Masques de légumes pour une cérémonie de terreur
    Halloween apporte vos infernales bouilles

    Citrouilles, Citrouilles, Citrouilles
    Trente et un octobre au soir
    Les gens souvent habillés de noir
    Vont déguisés semer tout autour d’eux la trouille

    Citrouilles, Citrouilles, Citrouilles
    En cette veille de la fête de Toussaint
    Se promènent les morts, fantômes ou êtres malsains
    Pour cette tradition celte nos frayeurs sont en vadrouille


     

     

     

     







  • Le printemps pousse doucement l’hiver
    Et cette nuit trop jeune laisse le matin
    Venir rafraîchir de ses premières lueurs
    Ce renouvellement de la nature qui s’agite

    Plantes et arbres qu’un air champêtre ressuscite
    De leurs plus beaux atours offrent un soudain bonheur
    Leur éveil vient pas à pas sur les sentiers sereins
    Enchanter les sens aventureux du promeneur solitaire

    La terre parfois tremble, la mer souvent gronde
    Le pouvoir renaissant de la nature jaillit et grandit
    En mon âme obscure, la paix et l'amour
    Qui, comme la végétation, attendent de l’univers l’appel

    Toi, ton vrai nom est encore inconnu de mon archipel
    Es-tu ange ou démon, mystérieux esprit de la nuit ou du jour ?
    Sous le voile fin de ta beauté irréelle bientôt à moi parviendras-tu ici ?
    Animeras-tu cette passion que mon cœur puisse crier : C'Est Elle Mon Monde ?



     

     


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    D’obscurs maux parfois se logent en son petit bonheur
    Ils entrent facilement et en éteignent la belle lumière
    Des fables que l’on se raconte, on en porte la blessure
    Dans l’imaginaire qui nous envahit il faut veiller sur son esprit
    Face aux mirifiques horizons les lendemains déchantent au réveil arrivé

    Dans ce monde que l’on se fabrique en bon menteur
    L’illusion gentille nous calme mais l’effet pervers
    Eloigne de nos pensées cette âme que l’on cultive si pure
    Et qui exulte joie, compassion et sincérité dans la vie
    Chacun vit de son monde clos et enfermé

    Un jour où le mauvais rêve en nous explosera
    Que notre âme pleurera, l’artiste restera pour dire ce qui l’enflamme
    Artiste, ô grande et fragile folie créative que tu détiens
    Au fond de l’inconscient tu réveilles ta source fertile
    Les matins que tu inventeras renaissent d’une noble trace

    Frappé dans la vérité d’une œuvre que rien n’efface
    Usant parfois des contes dont se berce le peuple, toi l’artiste tu jubiles
    Tu refais ton ordre d'une nouvelle révolution que tu entretiens
    De ces illusions immobiles qui freinent l’émoi, tu crées ta trame
    Ton ultime idéal d'amour artistique que l’esprit attestera

     

     

     

     


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    Mais qu’est-ce que c’est que cette chose ?
    Mais qui en a fait la dépose ?
    Créature maléfique ou gentille
    Esprit du jour ou de la nuit
    Que fais-tu là dans une position statique ?
    Mystérieuse et immobile tu nous paniques
    Personne ne peut dire quand tu es apparue
    Personne ne sait d’où tu es venue
    Pourquoi de tes lumières viens-tu nous éclairer ?
    Impassible objet, toi le radar, tu nous as bien attrapé

     

     

     

     



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    Devant le seuil de ma belle maison
    Je regarde mon billet de train
    Celui qui ne sert à rien
    Car le droit de retrait est en action

    Devant le quai de la gare
    Je ne vois pas passer les locomotives
    J’ai pour ces jours une seule perspective
    Je serai à quai, hagard

     

     

     

     


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    Cachez les cheveux
    Cachez les misères
    Cachez d’un voile
    Cachez d’un foulard

    Cachez de vains Dieux
    Cachez les faux frères
    Cachez les gros poils
    Cachez l’épineux dard

    Gâchez-vous la vie
    Tâchez-nous de vos leurres
    Hachez-vous l’avis
    Crachez-nous vos peurs

    Mâchez bien vos mots
    Cochez bien les cases
    Lâchez bien vos propos
    Chassez bien les phrases

    Cachet, j’ai besoin d’un comprimé
    Cachet d’aspirine
    Cachet, sachet, pastille ou pilule
    Cachet pris pour mon cerveau si las

    Caché, chez moi dois-je rester
    Caché, face à tout ce qui me chagrine
    Caché, je ne verrai plus les ridicules
    Caché, la peur d’eux ne se fera pas