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    Désormais il te faudra ne plus m'aimer
    Désormais tu te passeras bien de moi
    Désormais il y a une frontière que je fais entre nous
    Désormais je n'ai plus confiance et je pars loin

    Désormais tu n’es plus pour moi qu'une ombre oubliée
    Désormais je veux vers quelqu’un d’autre trouver l’émoi
    Désormais je ne suis plus capable à deux avec toi faire le fou
    Désormais je ne te donnerai plus mon attention et mes soins

    Désormais il te faudra ne plus me voir
    Désormais tu te passeras de ma vie
    Désormais il y a une frontière que je fais pour mon bien
    Désormais je n'ai plus confiance et je pars ailleurs

    Désormais tu n’es plus pour moi qu'un lointain désespoir
    Désormais je veux vers quelqu’un d’autre oublier mes soucis
    Désormais je ne suis plus capable à deux avec toi de faire le lien
    Désormais je ne te donnerai plus mon bonheur

     

     

     


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    A pas de loup
    A pas tout doux
    Il revient calme pour quelques jours
    Ici, dans la vie de ses amours
    Il ne veut pas les abuser
    Il ne veut pas trop les embêter
    Juste ce qu'il ressent leur dire
    Juste avertir qu'il attend leurs désirs
    Il vient leur parler
    Il vient les éveiller
    Pour que personne ne l'oublie
    Pour leur dire qu'il est parfois là et ici
    Qu'il existe tout de même
    Que si quelques fois il n'aime
    C'est qu'il a tant le besoin de disparaître
    C'est qu'au refuge de son profond être
    Se ressourcer et s'abandonner il doit
    S'enamouracher mieux encore alors il fera
    Laissez l'immonde ailleurs s'y étaler
    Laissez l'immonde vers les cruels s'attaquer
    Donnez donc la joie de vivre a ce petit chéri
    Donnez cet amour enfin qu'il espère de vous les amis

     

     

     

     


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    Au loin, dans un brouillard tel un rêve qui presque s’efface
    Je vois un triste et bien pâle amour de mes années passées
    Planant sous d’inconnus songes dans mes moroses peines
    Il atteint des espaces que seul moi je connais et m’y réfugie

    Dans des déserts mélancoliques que je me construis
    Des visions et des ombres me tourmentent dès qu’elles y viennent
    En brûlant mon cœur d’un feu qui dévore ma tranquillité
    Dans tout mon monde mes amours meurent et passent

    Si un seul être vous manque, et tout est dépeuplé
    L’univers de ma tristesse a soufflé de ses grandes voiles
    Sur un léger esquif où voguent mes amours
    Tous abordent mon île et demeurent là pour moi

    De mes passions, j’assume les pleurs et les émois
    Quittant ma terre d’exil où je laisse mes vains détours
    Je m’envole vers l’azur, et en cette nuit d’oubli les étoiles
    Me mèneront où l'espérance et la raison j’approcherai

    Laissez-moi pour un temps m'en aller, je balade
    Mon âme angélique qui s’ouvre à l'éternel désir
    J’espère un triomphe dont l’influent attrait n'a point de mystère
    De fuyants fantômes de mes passions dont le charme s’est envolé

    Des ombres apaisantes qui trop souvent m’ont désenchanté
    Je ne veux plus accueillir la douce promesse de leur émissaire
    Je veux me faire à présent une longue joie festive au lieu d'un prompt délire
    Dans mes pensées passagères persiste l’attente d’une séduisante escalade


     

     

     


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    Changement de vie
    Je fais un bon tri
    Changement d'avis
    Je sélectionne mes amis
    Changement devis
    Qui me proposera un bon prix ?

    Pas celui qui ose me dire qu’on ne peut rien
    Que tout ne sera pas bon et sans étincelant lendemain
    Pas celui qui reste inhumain dans la nature colorée
    Qui nous enlève les beaux rêves à notre portée
    Qui nous lâche et regarde bien ailleurs lorsque le bateau dérive
    Et ne nous guide pas lorsque nous échouons sur la rive
     
    Changement de vie
    Je pousse un cri
    Changement d'avis
    Mon appel partira-t-il loin d’ici ?
    Changement défi
    Qui me fournira l’accès haut débit ?

    Le ciel de mes beaux jours
    Chasse ces abrutis aux nuages orageux pour toujours
    J’ai besoin d’espoir, d’un refrain mélodieux
    Donnez-moi la rime et je chanterai les Dieux
    Donnez-moi la note pour mieux entonner la chansonnette
    Si un seul me laisse remuer la maisonnette
    Un seul qui peut donner la force aux endormis
    Chasser au cocorico matinal tous les tons noirs et gris

    Changement de vie
    Je fais du bruit
    Changement d'avis
    Je sélectionne mes ennuis
    Changement d’abri
    Ou irai-je dormir cette nuit ?

    Changement de vie
    Je sais qui je suis
    Changement d'avis
    Je détruis tout ce qui m’assombrit
    Changement débris
    A la poubelle ces périls qui m’ont suivi

     

     

     

     


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    Marcher au hasard et suivre des sentiers rudes
    Aller devant soi, grisé d'une promenade pleine de solitude
    Devant le seuil de sa maison au retour respirer abondamment
    Sentir son monde qui avant s'en allait, se mourrait 
    Redevenir vivant, enfin le savoir exister
    Hier le Néant, mais aujourd'hui il se place bien plus présent


    Aux jours et aux soirs de ces balades champêtres
    Vous ressentez la douce nature qui ouvre sa fenêtre
    Qui vient offrir sans demande sa beauté et le calme serein
    Où sans bruit de la ville vous glissez dans son éternel charme
    Laissant les cités fatigantes qui vous désarment
    Qui empêchent vos chances de vivre d'un monde souverain


    Ma pensée est couleur d'une nostalgie lointaine
    D'un parcours où le soleil brille et chante encore sa rengaine
    Pas à pas je souffle sur mes maux qui s’élèvent 
    Les angoisses qui me figent et me laissent désespéré 
    Tout en continuant mon chemin je dirige ma félicité
    L'espoir et le bonheur sont là à mes cotés sortis d'un rêve


    Les miroirs ne se troublent plus et reflètent
    Que les ténèbres qui demeuraient j'en fais la conquête
    Ô Nature, belle et vaste, que ta force est terrible
    Toi, monde de la flore divine je glorifie ton don
    Esprit mystérieux de l'univers, anges ou démons
    Laissez nous la foi en vos effets invisibles


    Loin de funestes sentiments je revis mieux
    Comme un air mélancolique j'erre dans de célestes milieux
    Ma tristesse accrochée en mon cœur s'efface et dévoile
    La paix intérieure face aux maux qui me faisaient souffrir
    Dans l'attente de survivre à l'effroi anathème de mourir
    Mon pâturage défini, je sombre dans une mer d'étoiles


    Marcher au hasard et suivre des sentiers charmants
    Aller devant soi, faire une promenade dans les bois, les champs
    Devant le seuil de sa maison au retour se sentir exister et en profiter
    S'aventurer dans ce monde là qui nous donne l’énergie
    De redevenir vivant, enfin pouvoir durer dans sa vie
    De sa course au Néant, oublier les peines et avec la Nature s'allier


     

     

     

     


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    Joyeuse, franche, moqueuse, Dame Michu s'en va
    Elle a su de ses fables suivre l'univers offert par EKLA
    Certains jours, elle se cachait et restait muette
    D'autres, elle sortait de son domaine et poussait des cris
    Nous commentions par sa volonté ainsi faite
    Nous commentions sur le billet qu'elle portait ici
    Dans l'anonymat de nos pseudos, nous savourions
    La cruauté et l'idiotie de la vie que nous lisions

    Elle nous a envoyé tant de discussions passionnées
    Et nous avons bien vénéré cette déesse qui nous interpelle
    Se moquant de nous quand on perdait la boule et dans des propos inouïs on partait
    Nous avons continué de l'aimer, amis fidèles
    Elle savait assurer nos rires, nos plaisirs
    Et répondait souvent présente à nos avis
    Alors que doit-on vraiment faire ici ?
    Puisque peu à peu, on voit son blog s'en aller, plus qu'un souvenir

    Elle était très impliquée et dégustait nos frénésies
    Un simple commentaire sur ses textes, ses faits joliment posés
    Lui donnait la matière a nous enseigner à l'envie
    Pourquoi ne veut elle plus continuer ?
    Toutes les questions se retournent en nos folles tètes
    Elle nous aimait, nous engueulait ou nous encensait d'une blagounette
    Maintenant on le sent bien qu'elle a atteint son terme
    Maintenant on le sent bien qu'elle a atteint la conclusion et se ferme

    Elle arrête sa boutique et restera dans l'ombre désormais
    La fin si proche vient fort résonner
    Elle va quitter son domaine, laissant là le décor
    Elle ne veut plus bloguer et en sort
    Elle savait assurer nos rires, nos plaisirs
    Et répondait souvent présente à nos avis
    Alors que doit-on vraiment faire ici ?
    Puisque peu à peu, on voit son blog s'en aller, plus qu'un souvenir

     

     

     

    Poème inspiré de la fermeture du blog

    http://mimimi.eklablog.com

     

     


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    Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Si tu me quittes je te sourirai
    Si tu t'en vas vers un ailleurs
    Il ne te restera que ce sourire pour compagnon
    Et tu ne pourras plus rien avoir d'autre

    Si tu renies cet amour qui était le nôtre
    Telle la Joconde je te sourirai pour de bon
    Sans rien dire, je te regarderai du coin de mon œil supérieur
    Tu ne sauras pas ce que tu perds à jamais

    Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Si tu trouves meilleur aptitude dans d'autres lits
    Pars vers l'étranger, vers d’autres références
    Pars et ne te retournes point
    Je ne t'en demande pas tant, oublies moi c'est tout

    Moi aussi je pars de cet amour qui m'a trahi
    Moi aussi j'oublierai ces habitudes de toi qui ont fait ma dépendance
    Je ne reviendrai pas dans le nid de tes bienfaisants soins
    Je survivrai telle Pénélope fidèle à Ulysse malgré vingt ans à bout

    Je te volerai ton cœur
    Je te volerai ton bonheur
    Je te volerai nos heures
    Je te volerai tous tes malheurs

    Par mon sourire je vaincrai ce tourment
    Je te taquinerai avec ce qui me restera de ma stupidité
    Je ne te donnerai pas le plaisir de m’avoir affecté
    Je ne te rendrai pas le plaisir de ce qui demeure maintenant

    Puisque tu me quittes je sourirai devant toi
    Va vers un ailleurs sans aucune trace de moi
    Il ne te restera que mon sourire pour te morfondre
    Tu n’auras plus rien de ma part pour te répondre

     

     

     

     


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    Oh ! La mort me trouvera bien avant que je ne sois fatigué
    Oh ! La mort me trouvera bien avant que je ne sois lassé
    De te regarder mon adorée et de vivre à travers toi
    Dans l'espace et la solitude de mon dernier logis si froid
    J'attendrai patiemment ta prochaine venue, car toi aussi
    Tu le prendras, le chemin des morts vers moi ma chérie

    Un jour, je pense qu'il n'y aura pas que le vent frais
    Et la lumière aveuglante d'un matin à travers les volets
    Qui me réveilleront mais toi planté là bien avant l'heure exquise
    Où je succomberai et bien avant que le Styx je ne franchisse
    Ton amour que j'ai la semaine tant attendu
    Je le sens déjà si prés, je n'en peux vraiment plus

    Je te regarde, je t'observe toi dont le corps est si avenant
    La lumière du jour te rend irrésistible et tu dors devant moi si innocemment
    Le trop calme de la chambrée me donne  l'envie de tes airs d'adolescente hypocrite
    Qui sait charmer de sa sexualité qu'elle découvre interdite
    Là tu es apparue quelques temps à mes cotés
    J'ai cette envie irrésistible de toi tout goûter

    Oh ! La mort me trouvera bien avant que tu ne viennes à moi
    Oh ! La mort me trouvera bien avant que tu ne ressentes l'effroi
    Je te regarderai mon adorée et je vivrai pauvre fantôme
    Dans mon espace et ma solitude si prés de ton royaume
    J'attendrai patiemment ta prochaine venue, car toi aussi
    Tu le prendras, le chemin des morts vers moi ma chérie

     

     

     

     


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    Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime encore
    Cent fois elle change ses amours qui me dévorent
    Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime beaucoup
    Chaque jour elle me fait mal mais j'en suis fou

    Moi, amant aux plus nobles intentions je la veille
    Moi, qui de la nature admire les merveilles
    Moi, sous la splendeur de son éclat j'aspire à l'amour
    Moi, qui vit en bois et foret, je m'accroche à ses pas lourds

     

     Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime toujours
    Cent fois elle change ses amères idées tous les jours
    Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime souvent
    Chaque jour elle fait son remue ménage et je la suis bêtement

     

    Moi, comme une ancienne cité déclinante et solitaire
    Moi, je mesure le temps de ma décrépitude face à ses airs
    Moi, de ses baisers réguliers je me sens esclave et enchevêtré
    Moi, qui m'enivre de sa grâce, je dois arriver à la quitter
     

    Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime sans cesse
    Cent fois elle change ses sentiments, folle jeunesse
    Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime de nouveau
    Chaque jour elle défait ses liens de moi, l'idiot

     

      Moi, adorateur de son amour terrible pourquoi je demeure ?
    Moi, mes plaies ouvertes se guériront, voici venir mon heure
    Moi, je fuis pas à pas cette ardeur pleine d'illusions
    Moi, je quitte la belle inconsciente loin de ma démente passion