•  





    Avant de m'incliner à ton temple, maitresse de ma nuit
    Je fredonne d'étranges cantiques où je glorifie mon chagrin
    Je célèbre les funérailles de notre amour défunt
    Que les Dieux me viennent en aide pour pouvoir survivre à l’hallali

    Fatigué de prier ton retour vers mon lit accueillant
    Pourquoi rester là à idéaliser un amour fini, il faut ma vie continuer
    Je reprends le souffle et décide de m'en aller
    Vers un autre domaine, où je prierai à d’autres serments

    Sourd aux vents bruyants je regarderai désormais le ciel ouvert
    Je contemplerai la mer et plongerai mon âme vers un autre meilleur
    Avec toi, j'ai absorbé le vin glorieux de ton calice secret et ce bonheur
    Quand tu venais sans cœur pour t’enivrer à mes cotés de notre affaire

    Mon ouvrage fini, tu disparaissais vers d'autres existentielles occupations
    Je voulais tant croire que j'étais l'unique dont tu convoiterais le corps
    Mais l'espoir s'en est allé, je reste désormais seul, je pleure encore
    De feu notre amour tu m’as laissé un mausolée dont maintes fois je me morfonds

     

     

     

     

     


  •  



    Quel beau métier il fait donc là, Monsieur le Préposé des Parcmètres. Entretenir les machines qui font payer aux gens le droit de loger leur véhicule en ville quelque temps. Récupérer les pièces qui ont été logées dans le ventre gourmand des boîtes à sous.


    C’est ce qui s’appelle l’impôt urbain de nos temps modernes.


    Monsieur le Parc-maître est, par excellence, un employé modèle, si l’argent donne le droit, l’argent peut tout, l’argent apporte tout, son droit c’est l’argent. Il sacrifie tout à son métier, il ne vit que pour l’argent qu’il rapporte, qui lui rapporte.

    Il bichonne, caresse ces petites boîtes, y tenant plus qu’à la prunelle de ses yeux. Il serait chômeur sans elles, le pauvre.

    Prince dans sa ville, il se jette sur ces machines, sujets de son soi-disant royaume de prince consort, consorti de la cuisse de Jupiter. Il frémit d’un indescriptible bonheur dés que l’argent emplit les sacs placés sous les parcmètres. Pourtant notre prince n’est rien d’autre qu’une fripouille, un de ces gagne-petit, pleine erreur de petite frappe. L’agent des parcs se croit malin, l’ignoble profiteur, goujat de première, sous des dehors de respectable agent administratif, roule la ville, roule l’administration.


    Oui, il roule dans un beau cabriolet couleur rouge.

    Monsieur n’est jamais seul à l’ouvrage, le Prince consort a une consœur, il est toujours suivi de Madame. Où l’un il va, l’autre le suit. Le couple est admirable, un couple de légende dont il faut présenter l’autre moitié : elle est femme au foyer mais jamais chez elle quand monsieur travaille, une épouse qui talonne pas à pas le conjoint fonctionnaire. Laissant ses tâches ménagères pour préférer suivre son double d’époux. Il lui faut bien une raison, un motif pour s’obstiner à escorter ainsi le mari.

    Voici donc l’ignoble et lucratif stratagème du couple glorieux, oui glorieux car ils resteront gravés dans les mémoires des lecteurs, enfin je l’espère, ils en valent la peine.

    La dame transporte les sacs à récolter les pièces du sieur. Certains de ces sacs sont à moitié vide mais un seul est toujours et largement plein, celui-ci est tellement rempli qu'il pourrait s’en découdre les coutures.
    Monsieur et Madame redonnent à l’administration les sacs à moitié vide, alors, ils se régalent du reste, un simple et petit sac qui, lui, est celui plein à ras bord.

    Monsieur et Madame prirent un soir un train de nuit pour des vacances dans le Sud. Madame a peur de l’avion et préfère un contact avec le sol. Ne sortant leur superbe voiture que pour briller en société, et uniquement dans leur ville, la formule du train leur plaisait agréablement pour les vacances. Ce soir-là, donc, pendant un sommeil lourd, lourd comme un lingot d’or (d’horodateur, devrais-je dire), elle se confessa, ayant quelque remords en ce chaud soir d’été, agitée par le train-train, enveloppée de beaux draps de soie rose.

    Dans la couchette supérieure, je ne pus m’endormir tout de suite mais je ne pus m’empêcher aussi d’entendre la brave dame car elle avait le verbe haut.

    Mais au fait, le seul cabriolet rouge flambant neuf que vous connaissez n’est-il pas celui de vos amis ?

     

     

     


  •  

     

    J’aime à rêver de toi pour d'amour m’évader
    Et qu’ensemble nous partions vers l'ailleurs nous réfugier
    J'aime à rêver de toi qui m'apporte ce moyen
    D'être dans nos bras du soir au matin

    J’aime à rêver de toi pour pouvoir te suivre
    Et partir loin en ta compagnie pour ainsi vivre
    J’aime à rêver que tu es toujours présente ici
      J'aimerai infiniment ce qui entre nous se construit

    J’aime à rêver de toi sans aucune limite
    Et croire aux éternels contes de fées, à nos mythes
    J’aime à rêver de toi si souvent près de mon corps
    Par-dessus tout c'est te croire qui me fait avancer encore

    J’aime à rêver de toi et de trop t’aimer
    Enfin accepter tout l’amour que tu peux me donner
    J’aime à rêver de te serrer longuement contre moi
    Et sentir ton amour me caresser avec tant d'émois

    J’aime à rêver de toi avec moi chaque seconde
    Que tu m’enlèves à mon infinie solitude
    J’aime à rêver de toi qui illumine mon monde
    Laisse-moi encore cette seule certitude

     

     

     

     



  •  

    En moi un volcan s’embrase
    En ces journées de fraicheur et d’averses il explose
    Cendres bouillonnantes sur mon cœur s’exposent
    Mon âme esquisse sur les jours frais sa fougueuse surface

    C’est en moi que demeure l’estivale saison
    Mon corps reste ardent et demeure en lui le flamboyant
    Etat de volupté des beaux jours que l’on veut permanent
    Automne et Hiver froids s’annoncent et je garde chaleureusement ma raison

     

     

     


  •  

     

     

    Au fond de mon esprit existe un doux pays,
    Je m’y rends dès que tu viens là dans ma mémoire.
    Doux et charmant, ce pays me remplit de tendres espoirs,
    Tu y seras tout l’amour que j’en ai appris.
    Je n’oublierai jamais la cité de mon cœur,
    Au fond de mon bel esprit elle demeurera.
    Cette petite maison de mon fou bonheur
    Ne quitte pas mes pensées, je ne vois que toi.

    Dès que notre amour existât, tu fus en moi,
    Tu m'as appris que nous ne nous quitterons plus
    Nous aimant chaque jour maintes et maintes fois
    Vivant de notre passion bienvenue.
    Nous ne cherchions pas ces amours clandestines
    Usées de quelques charmes souvent désuets.
    Notre esprit nous donnât mieux, un pays si parfait
    Où doucement l'amour s’enivre. On s'imagine
    On rêve enfin ce que sera notre vie, notre idylle
    Tant que nous logeons en cet exquis domicile.

    Nos corps réunis ne forment qu’un seul corps
    Enivrés par une étreinte passionnée
    On s’aime chaque fois mieux encore
    Retrouvant nos désirs mutuels de s’aimer.
    L’amour nous est enfin donné possible
    Si nous sommes les seuls à y croire souvent
    Personne ne pourra nous empêcher maintenant
    Cette passion sera écrite sur notre nouvelle Bible

    L’amour que nous nous donnons est la flamme,
    L'hymne à l’envie divine que tu me rappelles
    Je serai pour toi cet amant tant souhaité,
    Ton amour me sera entièrement consacré.
    Fragile souvenir qui chaque jour en nos deux cœurs
    Apporte son fil d'Ariane pour créer notre bonheur.
    Au fond de mon esprit se cache ton visage
    Je sais enfin que nous ne nous quitterons plus
    Formant de nos deux corps un joli paysage
    Libres, nous nous aimerons sans malentendus.

    Au fond de mon esprit existe bien ce pays,
    Rappelle-toi nous n’y trouvons aucun souci
    Des heures et des heures nous découvrons ce monde
    Comblés nous le sommes chaque fois bien heureux.
    Nous ne nous sommes jamais quittés, tous les deux
    Ensemble, nous l'avons construit cette terre profonde,
    Paradis caché au terrain vaste de nos âmes mortelles,
    Temple secret de nos deux désirs mutuels.

     

     

     

     







  • L’automne froid est apparu bien vite cette année
    Déjà accompagné de ses nombreuses pluies
    Journées si fraiches mais encore un peu ensoleillées
    Pour finir le cycle estival qui a chauffé nos corps, nos esprits

    Couleur grise des averses fréquentes
    Quand le soleil baisse ses prétentions
    Journées et soirées à regarder de sa maison
    Gouttes d’eau mélancoliques et abondantes

    Souffrir des temps mauvais qui attristent l’air
    Mais garder du soleil ses intimes brûlures
    Conserver ces beaux jours qui passent d’un éclair
    Esprit des pluies, bienvenu sur la nature

    L’automne froid est venu tôt nous rafraichir 
    De nombreuses ondées baignent nos jours et nos soirs
    Un peu de soleil reste de temps à autre illuminer nos espoirs
    L’été s’en est bien allé maintenant, il nous restera en souvenir


     

     







  • Comment ça va ?
    Toi qui es là-bas
    Comment te portes-tu ?
    Toi qui es loin de ma rue
    Comment est ta vie ?
    Ailleurs de ma galaxie

    Comment fais-tu chaque jour ?
    Pour trouver un peu d’aide, d’amour
    Comment fais-tu pour exister ?
    Quand je ne vois pas ce que tu fais
    Comment vas-tu vivre ?
    Si tu ne peux pas être libre

     

     

     








  • Faut-il que je me réjouisse du fait
    Que la plupart des gens vivent à part leur rôle, isolé dans un autre jeu
    Chacun passe devant chacun et ne vit seul qu’avec ses soucis
    N’importe quoi fait le mal avec rien

    Ma volonté c’est de dire les douleurs du quotidien
    Cette vérité avouée qui fera que chaque cafard sera écrit
    Mes souhaits ne seraient-ils que bêtises à vos yeux ?
    Je délivre la vie en poésie telle que j’en ressens l’effet

    En espérant que chacun sera assez brave
    Pour se rendre de multiples pensées en un jardin secret
    Que seul le ciel ose se saisir et concevoir
    Ce domaine où enfin l’être humain pourrait construire

    Je crois toujours à cette place où s’épanouir
    Cet endroit caché dans notre cœur plein d’espoir
    Où rien ne sera plus envahi d’illusions, de faussetés
    Aucune action détournée qui rende tout sale, tout grave

    Nous sommes des dieux libres créateurs qui avancent
    Sur cette douce et délicate planète
    N’arrivant pas à vivre ensemble en harmonie
    Voulant régner sur tout ce qui fait son univers

    Bien trop courte est notre vie sur cette terre
    Ne devons-nous pas essayer d’exister ensemble ici ?
    Laissez les gens se faire doucement à leur façon pour rejoindre la fête
    Humains, ne faites pas disparaître toutes les différences.








  •  





    Rentrez dans vos maisons
    Soyez vigilant car il arrive le danger
    Le drame survient là où personne ne l'attend
    C'est une série d'événements macabres

    Inutile de tergiverser en nombreuses palabres
    Plus rien n'a d'importance, il vous faut en être conscient
    Pour suivre, vivre des périls et toujours continuer
    Les Feux de l'Amour vous enflammeront