• Oubliant Notre Paire D'Yeux

     




    Voir la misère, entendre les peines,
    Chaque jour affronter la dure réalité,
    Consacrer une vie à pleurer pour l’humanité.
    Non ! Sur terre il faut chanter la même et joyeuse rengaine.

    À nos portes alors si facilement la misère s’oublie.
    Flottent les nouvelles, et c’est pour mieux te choquer, mon enfant
    La tristesse, l’horreur quotidienne t’empêchent de manger et te lassent.

    Entends-tu encore les gens qui lancent des cris,
    Des appels à l’aide pour qu’un seul vienne les sortir du néant ?
    Ton assiette à toi sans cesse se remplit et puis tout ça passe.

    Ton monde ennuyé et dérangé oublie vite les vraies valeurs
    Ayant ses yeux qui se tournent pour ne rien voir,
    Ses oreilles qui se bouchent pour ne point entendre

    Et des malheureux devant les sourds, les aveugles meurent
    Leur trop grande différence les a poussé loin de ton savoir
    N’y a-t-il pas de bonnes manières qu’il faut surtout apprendre ?

    Si tu veux connaître et t’abreuver des cultures et des lois,
    N’oseras-tu pas t’insurger ? Toi qui reste un petit mouton qui suit
    Ton maître Panurge quand il ordonne, lui qui doit t’enseigner la vie.
    De son domaine ne restera-t-il pas une parcelle pour deux ou trois ?

    Quand un seul décide pour l’intérêt de la populace
    A-t-il envisagé la place qui sera faite pour chacun d’entre nous ?
    Bien qu’honorable son désir d’apporter le bonheur en masse
    Maître Panurge en oublie tous les chemins qui seront pris de nous.

    Tel un aigle, son magnifique envol lui fait toucher les hauts cieux
    Il ne voit qu’un ciel bleu, en bas la vie, elle, elle continue toujours.
    Il se posera sur une haute montagne à la fin du jour
    Comme tout ce qui vit, il se nourrira, ses ailes reposera un peu.

    Tout le monde agit ainsi, je le crois, sur notre bonne vieille terre.
    Seul maître à bord de son vaisseau, ne pas s’abaisser à descendre,
    Volant sa course dans un ciel si bleu, si loin des autres en misère.
    Regarder sans voir, oubliant notre paire d’yeux, ça peut encore attendre.

     

     

     

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  • Commentaires

    18
    Samedi 3 Juillet à 19:41

    Très beaux poèmes Philippe et tu abordes tous les sujets avec talent.
    Merci pour tes mots qui nous parlent et nous font réfléchir au monde qui nous entoure.
    Bonne fin de week-end 

    et à bientôt.
    Léone

    17
    Dimanche 27 Juin à 12:48

    un beau texte,  mais quoi faire, le pauvre a toujours payé pour le riche et le puissant .... mais allons en Afrique et voyons ce qu'ils vivent la bas,   Sénégal, Maroc, Mali, Tchad .... quelle souffrance par rapport a nous !    ALors déja contentons nous de ce que nous avons et surtout si nous avons la santé ...     Car vis a vis des autres pays européens, nous somme quand même de sacrés veinards      tout est relativiser je pense .... et regardons autours de nous ! 


    Les gens sont fous, égoïstes et nombrilistes, et cela ne fait que commencer ... c'est fou comme un minuscule virus agit sur la personnalité de tout le monde .  Comme quoi pas besoin d'être gros et puissant .... 

    16
    Samedi 26 Juin à 11:50

    Et, visiblement... souvent oubliés par le Père Dieu...


    Bon week-end

      • Samedi 26 Juin à 12:18

        tu es le seul a avoir vu mon jeu de mots avec

        paire d'yeux
        et
        Pere Dieu

        LOL

    15
    Toupinette
    Vendredi 25 Juin à 22:09

    Bonsoir Astérix, un petit passage pour te remercier de ta fidélité. J'ai laissé mon blog ouvert mais je n'y vais plus, une vidéo de temps en temps sur youtube, un petit coucou aux  fidèles.


    Je ne suis ni aveugle ni sourde et je souffre de ce que je vois et entends. Ton poème est très réaliste.
    je n'aime pas la fin du mois de juin, trop de souvenirs bien tristes .... et j'espère que juillet me verra vagabonder dans la nature plus sereine et confiante pour l'automne. Profitons des bons moments de liberté retrouvée.


    Tu as vraiment une facilité pour écrire que j'admire.


    Pensées très amicales de nous 2

      • Samedi 26 Juin à 12:19

        je ne pense pas assez a la chaine youtube pour vous temoigner mon amitié eh eh eh

    14
    Jeudi 24 Juin à 18:06

    ah oui tu as un bon style de phrases pour tes poèmes  bravo , moi je ne saurais pas écrire ...  !!! 


    merci pour tes partages belle fin de semaine a + 

    13
    Jeudi 24 Juin à 11:58

    coucou un très beau poème et bien écrit bravo, il fait plus frais chez nous mais il ne pleut pas ,le soleil vas peut être venir,je te souhaite un très bon Jeudi ,bises

    12
    Mercredi 23 Juin à 19:25

    pas facile la vie 


     s'incliner , faire le mouton ..


     ou ruer  dans les brancards  ...


    beaucoup préfére  rester   au milieu  de l 'aréne 


     


     je l 'ai trouvé   trés  bien ton poéme  merci 


     kénavo Philippe 


     bonne soirée 

    11
    Mercredi 23 Juin à 15:06

    Bonjour Philippe,


    On retrouve la réalité au bout de ta plume, 


    Bonne journée


    Amitiés, 


    M@rie


    PS : comment se fait-il que je ne sois pas averti lorsque tu postes un article

      • Mercredi 23 Juin à 17:53

        Hello


        encore un mystere des programmations de chez EKLABLOG

    10
    Mercredi 23 Juin à 11:46

    Bonjour Philippe, oui ton poème du jour est très explicite, il n'y a pas d'aveugle qui ne veut pas voir, on préfère se détourner devant la misère plutôt que  de l'affronter. Ceux d'en haut ne peuvent pas voir la misère d'en bas, il faudrait courber la tête pour ça mais eux ne la courbent jamais.


    Les gens sont devenus ce que on leurs as inculqués depuis quelques années, devenir individualistes chacun pour soi et Dieu pour tous.


    Il faudra pourtant un jour redresser la barre...


    Bonne journée.

    9
    Mercredi 23 Juin à 10:32

    bonjour Phillippe


    Encore un beau poème bien réaliste


    Tu écris bien


    Belle journée et gros bisous


    Elyci

    8
    Mercredi 23 Juin à 10:24

    bien ici soleil  chaud 


    madame la clim en service 


    prend soin de toi bisous

    7
    Mercredi 23 Juin à 09:30

    La populasse subit

    6
    Mercredi 23 Juin à 09:12

    Bonjour cher Philippe,


    Il est bien ton poème et réaliste.Je suis toujours en admiration devant tes écrits !


    Averses et températures moins chaudes, on est mieux.Hier encore des orages mais pas de dégâts.


    Plusieurs amies gothiques ne peuvent plus me laisser des commentaires car elles n'ont pas de compte Eklablog (ils ont changé des trucs pff !), elles voient mes articles c'est tout.


    Passes une bonne journée ami poète 


    Gros bisous


    Florence  

    5
    Mercredi 23 Juin à 08:28

    Il y a tant de choses qu'il faudrait changer.


    A commencer par le respect de toutes choses et d'individus.


    Je suis consternée par certains agissements.......


    A bientôt Philippe

    4
    Mercredi 23 Juin à 08:07

    Je crois que c'est la sécheresse du cœur qui favorise la cécité et la surdité.


    Amicalement


    Claude 

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