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    Quand je pense que ma vie, un jour, s’achèvera
    Avant que ma plume ne capture mon esprit fou
    Avant que mes écrits ne s’entassent plus encore
    Comme les semences des bons fermiers dans leurs greniers.
    Quand j’aperçois chaque belle nuit étoilée
    Des nuages troublant ma foi nouvelle qui éclore
    Je pense ne jamais pouvoir découvrir surtout
    Qu’un beau jour, ces ombres, le destin les chassera.

    Et quand je sens, imparfaite créature fragile
    Que sûrement je ne pourrai aimer quelques soirs
    Je ne pourrai parfois me faire à l'amour naissant
    Ne jamais savourer ce plaisir féerique
    D’un amour impulsif - Je pars loin vers un Néant mystique
    Je quitte ce monde, je pars seul et laisse le temps
    Je m'abandonne à moi-même et change mon espoir
    Avant que cet amour n’atteigne mon exil.

    J’ai espéré recevoir un signe de toi
    Quelque chose qui m’aurait annoncer ton amour
    Toi, l’être qu’il me manque le plus dans la vie,
    Je n’attends qu’un petit rien pour me transformer.
    D’étranges rêves mes nuits sont encore bercées,
    Tu m’apparais là mais tu n’es qu’un bel esprit
    Sorti des rêveries que j’entreprends toujours
    Je pars donc, laissant là mon souvenir de toi.

    Quand je pense que ma vie, un jour, s’achèvera
    Avant que ma plume ne capture mon esprit fou
    Avant que mes écrits ne s’entassent plus encore
    Comme les semences des bons fermiers dans leurs greniers.
    Quand je pense que ma vie, un jour, s’achèvera
    Ma plume lasse elle aussi s’arrêtera tout doux
    Sans avoir reçu cette chaleur de ton corps
    Le jour de la mort, qui pleurera ma vie écoulée ?
    Quand je pense que ma vie, un jour, s’achèvera
    Qu’un beau jour, mes ombres, le destin les chassera.




     

     

     


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    Je pense à toi
    Je ne peux m'apaiser l'esprit
    Je pense à toi
    Je suis en plein rêve chaque nuit

    Dans quel état tu me mets
    Des visions de toi me font délirer
    Et je ne sais comment cela va finir
    Si tu es la seule qui me fait plaisir

    Je ne pense qu'à toi
    Sans tabou
    Je ne pense qu'à toi
    Sens dessus dessous

    Pour qu'à cette union je puisse m'offrir
    Mon amie il te faut l'envie m'accorder
    Pour que je puisse finalement me calmer
    Tu dois de moi te passionner et t'ouvrir

    Penses-tu à moi ?
    Suis-je dans tes songes un peu ?
    Penses-tu à moi ?
    Serai-je avec toi enfin heureux ?

    Transi par un état euphorique
    J'espère te voir venir enfin
    Si tu viens combler mon envie érotique
    Je ferai notre bonheur demain






     

     


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    J'ai l'impression que la terre se met à trembler
    Autour tout parait se secouer, me voilà perdu
    Les gens se dépêchent, ils veulent vite rentrer
    Trop occupés à leurs pensées ils filent dans les rues

    Dois-je suivre le mouvement et la foule imiter là ?
    Dois-je me bloquer et manifester devant eux ici ?
    Dois-je montrer que moi j'existe aussi ?
    Dois-je prouver que je fais partie de la société ici-bas ?

    Dois-je seulement patienter que tu viennes à moi ?
    Dois-je regarder les choses venir et espérer un secours de toi ?
    Dois-je attendre ton passage et observer l'horizon ?
    Dois-je m'immobiliser avant que tu ne me ramènes à la maison ?

    Si la terre se met donc à se secouer
    Si autour de moi tout tremble, moi, je t'attendrai
    N'importe quel cataclysme ne m'enlèvera pas ma volonté
    Personne ne m'occupera ailleurs, ma force est de t'espérer

    Si je dois tomber d'au milieu de la terre
    Si en ma tête tout chamboule et je m'enfonce profond
    Mon cœur résistera et me remontera d'un quelconque univers
    Ma vie se perd, mon âme s'éteint, mais je repartirai d'un bond

    De cette impression vaine que mon monde chancelle
    Autour de moi tout parait se perdre, je soigne mon bonheur
    Dans ce flot de passants, si tout disparait et se meurt
    Je reviens vers toi en mes tendres pensées et je t'appelle

     

     

     


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    Mes yeux, vous pleurez car il souffre mon cœur
    Il ne battra plus comme avant sans cet amour
    Je perds ma passion depuis ces quelques jours
    Un grand trouble abat ma petite part de bonheur

    Mes yeux, vous les premiers furent les témoins
    De l'aventure où l'air vainqueur je m'embarquais
    J'ai libéré ma folle âme tant j'y croyais 
    Sans voir que la belle s'éloignait de mon chemin

    Elle se promenait, marchait loin de mes yeux
    Sans me laisser lui faire mon discours amoureux
    Savait-elle que mon cœur sot fut tant en émoi ?

    Je me plains de douleur pour ma faute, je gémis
    Pour ces mots que je n'ai dit à la belle enfuie
    Je suis le seul vrai coupable des peines en moi




     

     

    Poème inspiré du Sonnet LXXXIV  
    De Francesco Petrarca  
    "Il Canzoniere"  

     

     

     

     

     

     

     


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    Il m'a fallu du temps mon amour
    Pour comprendre ce qui m'arrivait
    Il m'a fallu autant de jours
    De mois que cette année écoulée

    Il m'a fallu m'isoler et oublier
    Que tu m'as si souvent trompé
    Il m'a fallu me séparer de mes amis
    Ceux qui t'avaient suivi

    Sur le chemin du défendu
    Tu t'es si souvent soumise
    Avec ce charme dont tu avais la maitrise
    Tu as dompté les cœurs les plus obtus

    Tu m'as été infidèle alors pars
    Je ne peux plus aimer une mauvaise graine
    Je ne peux plus avoir que de la haine
    Ton cœur s'en foutait de mon désespoir

    Adieu jolie peste
    Adieu car tranquille enfin je reste
    Si tu as su m'empoisonner du venin
    De ton amour, rien ne me restera demain

     

     

     

     

     

     


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    Les fleurs que j'ai cueillies
    Pour toi, ma jolie
    Se sont fanées

    Les fleurs que je t'ai offertes
    Sont désormais inertes
    Là sur le buffet

     Les fleurs je les ai déposées dans un vase magnifique
    Qu'elles puissent nous offrir un bonheur unique
    Mais cela n'a pas marché

    Les fleurs que j'ai coupées pour toi
    Elles se sont abimées à cause de moi
    Il me faut ne plus rien gâcher

    Les fleurs que je n'aurais pas dû prendre
    Ne sont plus le symbole de mon amour tendre
    Elles meurent avec ma passion

    Les fleurs qui resplendissaient au jardin
    Sont désormais des bouts de rien
    Je reste seul avec ce bouquet fané sans illusion


    Les fleurs que j'ai empêchées de s'épanouir
    Pour un pâle désir il m'a fallu les détruire
    Mon amour avec les fleurs s'en va mourir

    Les fleurs au jardin, je n'en ferai plus la cueillette
    Je laisserai la nature telle qu'elle fût faite
    A l'avenir, j'admirerai le jardin sans le flétrir  


     

     

     

     


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    A ta façon d'apparaitre je t'ai surnommée "Parfaite"
    J'eus cette folle envie de faire ta conquête
    Je ne me suis pas méfié des vilénies de ton âme cruelle
    Je donnais le meilleur de mon amour à ton appel

    Tu es venue faire un petit passage
    Tu es venue offrir pour un instant ton plus beau visage
    Devais-je envoyer tout balader et m'enfuir ailleurs ?
    J'ai succombé de passion et me reste un couteau en plein cœur

    Je me suis fait trop confiance face à ton angélique minois
    Trompé par le charme d'ange heureux qui émane de toi
    Je n'ai mesuré le point de ma destruction
    Continuant d'aimer nos rencontres à foison

    J'ai prié une divinité absolue pour ne pas céder et t'abattre
    J'ai prié pour ne pas me détruire à vouloir tuer ton théâtre
    Ces derniers temps je n'ai pu soigner que mes profondes blessures.
    Ce jour, je me suis enfin réveillé et ma belle je quitte l'aventure


     

     

     


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    Est-ce une règle particulière
    Dans ton monde étrange qui me rend si fou ?
    Est-ce une nouvelle façon d’agir que je perçois d’un coup ?
    Tu as tout chamboulé en cette drôle de nuit, ma chère


    Tu m’as dit adieu le lendemain, tu es partie
    Notre transe nocturne fut d’une si courte durée
    En cette soirée l’amour auquel j’ai cru s’est effacé
    Ce fut ton amusement à mes dépens, j’en paie le prix


    Ai-je mérité ce jeu d’amour qui m’a laissé seul ?
    Où puis-je aller me consoler, y porter mon linceul
    Pardon, mon amie, d’être entré dans ton plaisir


    Un flot de joie me réparera-t-il fort après ma défaite
    Aurai-je une vie à poursuivre après ce mortel élixir
    Si notre amour ne vit longue vie, adieu belle silhouette

     

     

     

     

     







  • Le printemps pousse doucement l’hiver
    Et cette nuit trop jeune laisse le matin
    Venir rafraîchir de ses premières lueurs
    Ce renouvellement de la nature qui s’agite

    Plantes et arbres qu’un air champêtre ressuscite
    De leurs plus beaux atours offrent un soudain bonheur
    Leur éveil vient pas à pas sur les sentiers sereins
    Enchanter les sens aventureux du promeneur solitaire

    La terre parfois tremble, la mer souvent gronde
    Le pouvoir renaissant de la nature jaillit et grandit
    En mon âme obscure, la paix et l'amour
    Qui, comme la végétation, attendent de l’univers l’appel

    Toi, ton vrai nom est encore inconnu de mon archipel
    Es-tu ange ou démon, mystérieux esprit de la nuit ou du jour ?
    Sous le voile fin de ta beauté irréelle bientôt à moi parviendras-tu ici ?
    Animeras-tu cette passion que mon cœur puisse crier : C'Est Elle Mon Monde ?



     

     





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