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    Changement de vie
    Je fais un bon tri
    Changement d'avis
    Je sélectionne mes amis
    Changement devis
    Qui me proposera un bon prix ?

    Pas celui qui ose me dire qu’on ne peut rien
    Que tout ne sera pas bon et sans étincelant lendemain
    Pas celui qui reste inhumain dans la nature colorée
    Qui nous enlève les beaux rêves à notre portée
    Qui nous lâche et regarde bien ailleurs lorsque le bateau dérive
    Et ne nous guide pas lorsque nous échouons sur la rive
     
    Changement de vie
    Je pousse un cri
    Changement d'avis
    Mon appel partira-t-il loin d’ici ?
    Changement défi
    Qui me fournira l’accès haut débit ?

    Le ciel de mes beaux jours
    Chasse ces abrutis aux nuages orageux pour toujours
    J’ai besoin d’espoir, d’un refrain mélodieux
    Donnez-moi la rime et je chanterai les Dieux
    Donnez-moi la note pour mieux entonner la chansonnette
    Si un seul me laisse remuer la maisonnette
    Un seul qui peut donner la force aux endormis
    Chasser au cocorico matinal tous les tons noirs et gris

    Changement de vie
    Je fais du bruit
    Changement d'avis
    Je sélectionne mes ennuis
    Changement d’abri
    Ou irai-je dormir cette nuit ?

    Changement de vie
    Je sais qui je suis
    Changement d'avis
    Je détruis tout ce qui m’assombrit
    Changement débris
    A la poubelle ces périls qui m’ont suivi

     

     

     

     

     

     

     


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    Je me suis perdu au plus profond de ton coeur
    En t’y recherchant, douce et tendre Diane.
    Tu es envahie d’une candeur profane
    Qui vagabonde dans un éphémère bonheur.

     

    Tu dors ton sommeil sans me laisser t’inspirer
    L’amour qui m’ouvrira ton précieux paradis
    Dors ton sommeil, belle enfant, douleur de mes nuits
    Dès que l’aube se lève, Tantale doit oublier

     

    Que seule, tu t’éveilleras par ce clair matin
    Sans jamais connaître notre belle et douce nuit,
    Je la garde dans un souvenir infini.
    Ta jeunesse et ta beauté feront mon chagrin

     

    Je me suis perdu au plus profond de ton coeur
    En t’y recherchant, douce et tendre Diane.
    Tu es envahie d’une candeur profane
    Qui toujours restera mon éphémère bonheur.
     
     
     
     
     
     

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    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans se toucher
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans dessus se respirer
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans ce virus se donner

    Je veux te faire l'amour mon aimée
    Sans ces contraintes médicales
    Je veux te montrer mon appétit enflammé
    Qui ne va pas du tout avec ces indications antivirales

    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans s'infecter
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans se contaminer
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans ce virus s'inoculer

    Je veux te faire l'amour en ces temps cruels
    Sans les soucis que nous ressentons
    Je veux qu'entre nous tout soit immortel
    Sans tous les maux et les fâcheuses pressions

    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans y penser
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans se rappeler
    Est-ce qu'on peut s'aimer
    Sans que ce virus nous abatte à jamais

    Je veux l'amour entre nous pour toujours
    Sentir les bonnes vibrations de nos deux corps réunis
    Je veux la passion de nos cœurs chaque jour
    Être enfin d'amour les vainqueurs garantis

    Je te demande de s'aimer
    De se toucher
    Je te demande de s'aimer
    Et de bien respirer
    Je te demande de s'aimer
    Que ce virus se fasse oublier

     

     

     

     

     


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    Je tourne en rond
    Sur mon chemin si long
    Je ne peux aller au parc, au jardin
    C'est interdit d'entrer en ces terrains

    Je tourne en rond
    Ma zone est dangereuse et néfaste
    En ville je fais les cent pas
    Je passe et repasse au même endroit
    Je vois les grilles toujours closes de mon parc si vaste
    Et de rage je me morfonds

    Je tourne en rond
    Sur mon chemin de raison
    Je ne peux me balader, m'asseoir joyeusement
    Au parc de ma ville en ce moment

    Je ne tourne plus en rond
    Dans cette forêt où j'ai pu me rendre
    Je redécouvre la nature que j'aime tant
    Je peux enfin respirer sans mal circulant
    J'ai dû pour cela ma voiture prendre
    M'éloigner de ma cité de béton

    Je tourne en rond
    Cela persiste pour de bon
    Je veux aller me balader
    Je veux aller m'aérer

    Je tourne en rond
    Dans cette France partagée
    Dans ce pays où rien n'a été fait correctement
    Pour bien affronter ce drame viral augmentant
    Mais pour mieux régner il faut diviser
    Il faut séparer et abrutir les populations

    Je tourne en con
    Je deviens l'idiot de la saison
    Je ne vis plus un ordinaire quotidien
    Avec ces contrôles qui ne sont pas les miens

     

     

     

     

     


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    Anne est invisible, Alain est un visible.

     

    On voit Alain partout, c'est le premier à oser se montrer, passant partout, voulant se faire connaître de tout le monde, et tout le monde le voyait s'organiser, s'établir, il n'y aurait vraiment qu'un aveugle pour manquer les tours d'un tel phénomène.

     

    Alain est un visible.

     

    Anne n'est jamais remarquée quand elle suit Alain, partout où ils se rendent on ne voit que lui, la jeune fille est assez vite éclipsée par l'artiste qui s'accapare l'audience, elle reste alors là, blottie dans son coin à le regarder faire, et à attendre que le show se termine. Personne ne jette même un regard sur elle.

     

    Anne est invisible.

     

    Ce petit bout de femme a pourtant de la voix, chez eux elle est la seule à prendre le téléphone, la seule habituée à l'utiliser. Alain dépend d'Anne pour cet instrument de communication comme Anne compte sur Alain pour leurs soirées lorsque il s'exhibe ouvertement faisant son numéro pour des audiences encore médusées. Alain, maître de la scène, est l'homme-orchestre du couple. Anne, restant en coulisse, range docilement les accessoires du pitre, inutiles pour le numéro du moment.

     

    Elle s'en est fait une raison :

    rester la calme et muette collaboratrice du mime, roi de la pantomime, passant des soirs de spectacle à observer l'artiste qui fait ses cabrioles et ses tours, elle n'est vraiment pas douée pour suivre la cadence spectaculaire d'Alain et préfère donc s'occuper des coulisses, lui laissant les lauriers de cette gloire retentissante. Elle ne sait même pas bien tirer sa révérence. Elle ne sait qu'organiser toutes ces choses qui ne se voient pas : les tractations, les rendez-vous, l'organisation des spectacles de son comique pas causant. Elle est son imprésario, sa voix, son interprète, sa muse.

     

    Alain et Anne se suivent, s'entraident en se complétant l'un l'autre, chacun avec son rôle bien défini. Depuis leur rencontre, au mois de mai, place Saint-Marc à Venise, lui, fait son numéro silencieusement, elle, regarde attentivement son équilibriste, habile faiseur de gestes. La première fois qu'ils s'aperçurent, leurs coeurs ne purent s'empêcher de battre, de battre si fortement qu'il dût interrompre sa pantomime : tout le monde entendait ce bruit incessant qui échappait à tout contrôle, pour un numéro silencieux c'était inadmissible.

     

    Leurs coeurs amoureux résonnaient et résonnaient. Alain, plongé dans son monde de silence, n'entendait rien. Anne lui cria d'arrêter, de reprendre ses esprits, de se calmer et de refaire son numéro une fois l'émotion passée. Ce fût la première fois qu'il avait tout compris, tous les mots qu'elle lui disait simplement en la regardant, appréciant chaque parlé de ses douces lèvres roses.

     

    Muet en spectacle, il n'entendait rien dans la vie car il était sourd.

     

    Il eût pourtant confiance en ce petit bout de femme apaisant dont personne du public, de son public ne portait de regard sur elle et qui, par le miracle de l'amour et de la vie suprême, sut toucher son petit cœur à lui, elle sut dialoguer, lui ouvrir les oreilles à ses douces paroles d'amoureuse.

     

     

     

     


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    Beaucoup de célébrités aiment à foison et vivent de leur public
    Des plus connues aux nouvelles en mal de reconnaissance
    Jamais elles ne se dérobent, jamais elles ne s'en fichent
    Elles offrent des hauts et débats dans ces médias qui les affichent
    Pour l'admiration d'ébahis, d'ahuris adorateurs bien en peine des sens
    De comédies en tragédies leurs natures sont des scenarii épiques

    Gourmands, les fans se délectent tant bien que mal de leurs collations
    Ils dévorent chaque plat servi dans un absolu flot d'anecdotes
    Ils croquent les faits et gestes de leurs vedettes chéries
    Dans l'ordinaire banal ils vibrent enfin des géniales facéties
    Des créatures qu'ils goûtent par procuration sans cesser d'épicer la note
    Chacun de nous n'a-t-il pas aussi besoin de ces quelques illustres rations ?

     

     

     

     


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    Des pages blanches, quand j’écris et ne trouve l'inspiration
    Des pages noires de mes délires d’écrivain sans traits ou vraies couleurs
    Des pages enfin colorées d'amour, de tristes allégories qui viennent et se meurent
    Sur un papier laissé là d'un simple reflet de ma création

    L'auteur fait sa besogne par ses écrits sages ou pleins d'exaltations
    Vraie preuve qu'il y est passé et se jouant de la moindre douleur
    A couché sur son ouvrage d'inquiétantes bluettes ou de grands bonheurs
    Un pain quotidien pour le peuple dévoué a sa littéraire imagination

    Quelles causes dévoilées entretiennent les auteurs ?
    Des milliers d'apparats qui s'envoleront au vent d'ailleurs
    Des journées ou soirées passées à lire, feuilleter en joies épaisses

    L’œuvre qui s’étale enfin a vos yeux pleins de lueurs
    D'impatience fébrile pour acquérir la matière et ses pièces
    Je vous offre cocasseries et drames en mes œuvres lâchées, chers admirateurs

     

     

     

     

     

     


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    Dans le ciel bleu de ces beaux jours
    Je vois poindre ce radieux soleil, notre seigneur
    Et de mes yeux éblouis j'absorbe l'or qu'il propage
    Cette gloire dorée qui survient et me couronne
    De cette pièce sombre où je demeure par la petite fenêtre je me donne
    Au soleil qui m'apporte son chaud rayon au voisinage
    J'examine à ma droite, à ma gauche ce qui apparaît à sa lueur
    Des passants au visage sombre et glauque passent aux alentours
    Leur chemin se faisant sans un petit sourire
    Le soleil apaisant les arrose pourtant de sa gentillesse
    Si dans leurs yeux brûlants ils pouvaient reprendre la jeunesse et la sagesse
    Ils seraient les souverains dans leur petit empire
    La foule audacieuse ne pourrait que murmurer devant l'éclatant
    Devant la noblesse de leurs légères manières
    Moi, je serais déjà bien loin au pays de mes fantasmes
    J'ouvrirais les portes vers nos amours naturelles
    Viens me rejoindre ma bien-aimée et étendons nos ailes
    Les anges seuls témoins des libations de notre enthousiasme
    Souriront et donneront gloire à nos fêtes princières
    Laissons les fous vivre de leur renom inconstant

     

     

     


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    Un jour je me déciderai à me lever et mes amis je quitterai
    J'irai a ta recherche jusqu'à la fin du monde
    Toi que je retrouverai ma si belle amante
    Pour revivre de toi le parfum langoureux

    Tu étais ma seule déesse de ces jours passés
     Mes pieds trop impatients te rattraperont même si je vagabonde
    Encore de tristes années en longues tourmentes
    De te retrouver un de ces jours m'égayera un peu

    Comment ai-je pu si aisément devenir ton partenaire ?
    Dans la pénombre estivale d'un long soir, je t'avais cédé
    Ton visage d'ange avait tout illuminé autour de nous
    Et me donna ce trouble étrange qu'il me fallut t'obéir

    Ton souvenir m'attire à ce parcours de la terre
    De te tenir fièrement une autre fois j'ai tellement espéré
    Revoir ta jeunesse s'approcher près de moi comme à nos rendez-vous
    Je te maudis d'avoir en moi trop laissé pénétrer ce désir

    Maintenant que je m'affaiblis le soir
    Vieille carcasse et pâle âme je m'évapore
    De tes lèvres écarlates le goût en moi continue
    J'en garde la frêle mémoire pour mes lendemains

    Je ne chérissais que de sombres idées depuis ton départ
    Je vivais toujours en mon cœur ce mal au corps
    Ta jeunesse si étincelante que j'ai tant bu
    Ce fatal et tendre souvenir de toi me revient

    Un jour je me déciderai à me lever et mes amis je quitterai
    J'irai a ta recherche jusqu'à la fin du monde
    Toi qu'un jour par ennui j'ai voulu reconquérir
    De mon toucher seras tu encore esclave d'amour ?

    Tu es l'unique déesse de nos jours retrouvés
     Mon envie si impatiente de te revoir vagabonde
    Quelques heures en ta compagnie pour nos bons souvenirs
    Aujourd'hui me suffisent et comblent déjà mon être en ce jour

     

     

     

     

     


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