•  





    C'est un plaisir habituel
    Auquel je me livre en bonne compagnie
    Préliminaire avant de s’entreprendre
    Partir dans ses délires amoureux

    Il me faut ici à mon audience avouer ce péché vicieux
    Des va-et-vient rythmés je fais prendre
    Ma tige gonflée que j’offre en ami
    Qu’elle me sculpture, me modèle et me caresse la dentelle

    Le poids léger à cette masse turgescente
    Me fait le bien initial pour commencer à aimer la demoiselle aimable
    Nous aurons dans nos ébats inspirés enfin un râle irraisonnable
    Après mon dernier assaut qui anima l'arme excitante

    Nous nous sommes livrés à d'insolents préludes d’amours
    De mon plaisir solidaire entre nous consenti ce jour
    Je rends gloire à ces sensations et saccades que certains décrient
    Et refusent de voir affichées mais qui, sûrement, envient



     

     


    10 commentaires
  •  

     



    Je suis amoureux d'une dame esprit
    Frappeur de beauté et vagabonde comme le vent
    Qui souffle dans ses lambeaux invisibles de peau

    Je suis amoureux d'une revenante amie
    Qui n'est que d'ombre et néant
    Mais elle ne peut me toucher quand je rêve d'un geste haut

    Elle me parle et m'énonce tant, douce et tendre être
    Mais c'est le toucher de ses mains
    Sur mon corps nu qu'il me faudrait

    Je suis amoureux d'un spectre si effrayant
    Qu'elle vole à travers murs et portes
    Mais ne peut cependant pénétrer en ma chair

    Je suis amoureux d'un fantôme, d'un esprit je suis l'amant
    Gentille et belle uniquement avec moi et que m'importe
    Qu'elle soit là de ses longues nuits de calvaire

    Là où elle ne peut qu'apparaître et disparaître
    Dialoguer dans la nuit et s'éteindre au matin
    Me laissant las après une nuit où je m'activais

    Seule sur le lit l'amante spectrale m'a regardé
    Elle m'a admiré, m'a vu me donner si solitaire
    Car elle ne peut jamais son amour m'offrir

    Sombre et réelle illusion de notre amour fait
    Elle part à l'aube levée, je pleure ma triste affaire
    Je voudrais tant mourir pour la rejoindre et je soupire

     

    Je suis amoureux d'une troublante Lady
    Admirable beauté froide, elle me suit tout son temps
    Elle reste là toute la vie lente qui s'écoule de moi

    Je suis amoureux d'une étrange amie
    Qui n'est qu'âme tourmentée, je la désire tant
    On ne peut se toucher si nos envies veulent l'émoi

     

     

     


    13 commentaires
  •  

     
     

     

    Cette nuit je me suis encore endormi en solitaire
    Quand j'ai fermé mes yeux de sommeil j'ai rêvé
    Que nous étions sur mon lit là tous les deux,
    Dans tes bras j'étais blotti et une fièvre d'amour apparue

    Nos deux corps enlacés se sont aimés à se satisfaire
    Bercé de ce bonheur infini que je me construisais
    Ivre de toutes ces caresses imaginées j'ai atteint les cieux
    Je me noyais dans un océan de tendresse je me suis retrouvé nu

    Peur de me réveiller pour retrouver la dure réalité
    Un plaisir solitaire me fait encore profiter de toi
    Je ne fais que rêver ces moments où je te donne tout de moi
    Et où je jouis croyant être enlacé à toi pour l'éternité.

     

     

     

     

     


    13 commentaires
  •  



    Fuyez ! Fuyez !
    Vous les sobres qui restez sains et propres dans le quotidien
    La nuit arrive avec son lot d'horreur
    La nuit honteuse que les Dieux si endormis eux même ne voient pas

    Quittez ! Quittez !
    Les chemins de la ville car des Bêtes assoiffées en prennent le terrain
    Sentez vous crépir cet appel ardent de la débauche sonner son heure ?
    Les plus secrets rêves que l'on n'ose avouer vont surgir ici bas

    Dans ta maison déserte tu ressens ce désir latent de la nuit
    Tu perçois cette invitation à la luxure obscure qui s'offre à toi
    C'est l'heure où les Bêtes sortent de leur repaire pour assouvir leurs faims et affreuses orgies
    L'heure nocturne où tout s'entremêle dans l'obscurité généreuse qui aide à satisfaire les émois

    Les Bêtes et les Dieux se heurtent dans l'atmosphère chaude des bacchanales
    La noirceur des secrètes places où se déroule l'indécent si propice à tout ce mal
    Qui rejoindra le troupeau des Bêtes confuses et malsaines
    Qui rejoindra leur vie de péchés aux conduites si vilaines

     

     

     

     


    21 commentaires
  •  

     

     

    Il fait trop froid dehors en cet hiver déjà commencé
    Je préfère rester sous la couette avec toi mon adorée
    Là, tout deux à se réchauffer alors que nos cœurs s'embrasent
    Et donnent l'émoi à nos prologues qui peu à peu s'improvisent cocasses
    Près de la cheminée le chien s'étire heureux et s'endort dans cette douceur
    Le chat près du dogue lui aussi se réjouit totalement de ce feu du bonheur

     

    La neige commence à tomber, le vent souffle et agite les petits flocons
    Qui donnent au sol de nos rues la couleur blanche que nous contemplons
    Dans tout ce laiteux halo les quelques pas des badauds sont vite recouverts
    La pluie des flocons se fixe sur les visages des passants pressés dans cet atmosphère
    Dans le berceau de nos ébats, là où est né notre passionnel sentiment nous dormons
    Tel les ours ensommeillés à la saison froide, de notre sieste pour mieux se reconquérir

     

    Cette volupté, ce calme et ce petit peu d'apaisement qui nous gagne nous apprécions
    Comme l'hiver anesthésie la terre aussi bien que nos habitudes, le printemps fera tout repartir
    Mon hiver, pas trop estimé de ton climat glacial pourtant ta part aussi tu nous donnes
    Ralentir les sols pour mieux renouveler nos semailles, un répit dans le tourbillon des entrains,
    Paralyser les mauvaises ardeurs pour que la paix puisse deux mois subsister enfin
    Il faut te commémorer aussi, tu n'es point mon automne (monotone)

     

     

     


    10 commentaires
  •  

     

     

     

    Les vendanges commencent et l'air se fait déjà frais
    Dès lors on perd les jours longs de l'été encore si proche
    On rêve simplement d'un peu de la chaleur des belles journées
    Les estivants reviennent après les vacances qui s'effilochent
    Mon amour, moi aussi je reviens vers toi, ton accueil m'enflamme
    Toi qui m'apporte le don de toi et ton feu en ces frais soirs d'automne
    Tu me donnes de ton cœur tout ce qui me réchauffe l'âme
    Et je savoure toutes ces exquises envies que tu m'occasionnes.

    Allongés sur le lit, on se dénude, commencent alors nos tendres ébats
    Nous allons nous chérir pour une nouvelle et merveilleuse fois
    La nuit devient froide alors qu'entre nous déjà le bouillant appel
    De nos deux corps fiévreux de volupté donne à notre appétit des ailes
    Atteindre le septième ciel en se nourrissant des goûts de l'autre
    Atteindre un nirvana d'automne qui assure l'exaltation qui est nôtre
    Le tourbillon de nos sens nous embarque vers un adorable voyage
    D'escales libertines en pauses stimulantes nous alimenterons nos vagabondages.

    Les vendanges recommencent et l'air est déjà trop frais
    Les jours longs de l'été se perdent avec octobre venu
    On rêve gentiment de la chaleur de nos corps embrasés
    Du feu absent en ces froides journées qui s'atténuent
    Mon amour, je suis encore là pour nos heures qui s'enflamment
    Nos heureuses voluptés qui doucement nous bouillonnent
    Nos cœurs portant toujours ce qui réchauffe nos âmes
    Merveilleux espoirs ardents en ces frais soirs d'automne .

     

     

     

     

     

     


    5 commentaires
  •  

     

     




    Torride été, il fait déjà bien chaud sur la plage où je me suis allongé
    Tôt venu ce matin pour y goûter un peu le calme avant tant d'arrivées
    Je me suis installé près d'une dune pour y trouver de l'ombre si nécessaire
    Je viens profiter de l'endroit dès potron-minet, m'échappant de la cohue somnifère

    Tu es apparue par ce plaisant matin, tu t'es installée à mon voisinage
    Seuls pour une ou deux heures nous avons commencé notre bavardage
    Vers les midis ardents, pendant notre tête-à-tête tu m'as proposé un rafraîchissement
    C'est vers le proche bar que je pensais t'accompagner mais pas à ton emplacement


    A ton hôtel nous avons été consommer non le breuvage que tu avais promis
    Mieux encore, nos deux corps enlacés, nous nous sommes désaltérés d'une envie
    Cette envie qui nous amena ici dans la chambre d'une récréation opportune
    Un besoin que nous avons ressenti en nous révélant près de la dune

    Tu voyais en mon maillot de bain grandir une forme appréciable
    Qui te faisait aussi éprouver une sensation chaude et agréable
    Ce libertinage à l'ombre de ta chambre nous a lié tout cet été
    Et le souvenir estival reste pour toujours en moi gravé

     

     

     

     

     


    13 commentaires
  •  

     





    L'hiver s'en va, il passe, voilà le printemps qui se signale
    Les plantes de nos jardins et forêts vont recommencer à pousser,
    L'hiver passant on se réveille et déjà on sent des ailes se déployer
    Revivre et se préparer dès lors pour ces mois de l’année d'ensoleillement estival

    Les fleurs vont recevoir les premières bienfaisantes pluies
    Toute la nature autour de nous semble renaitre enfin
    Nous aussi recevons ces bienfaits de la vernale saison chaque matin
    Les jours s'allongent et la sève monte déjà en nos corps endormis

    Au Printemps je ne pense qu'à toi, toi qui m'a, en cet après midi printanier, goûté
    Toi qui m'as fait naître, m'enthousiasmer toute mon existence par cet amour grisant
    Cette renaissance saisonnière me rappellera toujours comment tu as su m'apprivoiser
    Me chérir dans une couche improvisée, au fond du foin notre candide amour fût brûlant

    Tu as engagé des caresses en parcourant mon corps de tes baisers intimes
    J’ai pris moi aussi en bouche tes délicieuses courbes dont je suis amateur
    Mon dard insecte prés de ton bouquet s’approcha d’un bonheur sublime
    Puis tel un horticulteur j'ai pénétré en ton jardin secret pour y cueillir la fleur

    Moi, ton maître, j'ai bien voulu ressentir l'étrange parade, j'ai tant adhéré à ton ivresse
    J'y ai répondu alors de ce que tu venais de m'initier en ce jour de notre attirance de jeunesse
    Oh Printemps ! Jolie saison de l'éveil, de l'émoi et des infinis désirs de tout amoureux
    Tu fais tant chuter dans d'inouïes extases qui pourtant ouvrent l'Olympe des Dieux

     

     

     

     

     


    6 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique